taxonID	type	description	language	source
E655E77EFF92135EFC404066FB7B3A43.taxon	description	Le taxon est fondé sur l’examen de 9 spécimens mâles. Aucun d’eux n’a été désigné comme type. Schmid-Egger et al. (2017: 80) ont indiqué avoir désigné comme lectotype, un spécimen (♂) de Poros (Grèce) provenant de la série type. Ce choix a été motivé par le fait que celui-ci était porteur d’une étiquette de Blüthgen portant la mention « Lectotype ». Ces mêmes auteurs ont également indiqué que cet étiquetage n’est pas signalé dans la section P. associus de la révision des Polistinae européens de cet auteur (Blüthgen, 1943: 121). Pourtant, cette révision possède un addendum, dans lequel il est fait mention de la désignation d’un lectotype: « J'ai désigné un mâle de Poros, avec la face supérieure du flagelle fortement noircie, comme lectoholotype » (traduit de l’allemand, Blüthgen 1943: 128). La désignation du lectotype est donc bien attribuable à Blüthgen. Vespachinensis Fabricius, 1793 Décrite de Chine, considérée comme une variété de P. biglumis dans le catalogue deDalla Torre (1894: 124). Weyrauch (1939: 164) considère quant à lui P. associus comme une sous-espèce de P. chinensis. La diagnose originelle de V. chinensis ne fait pourtant pas référence aux caractères utilisés aujourd’hui pour identifier les taxons de Polistes, à savoir la coloration de l’espace malaire et du dernier sternite des femelles, ainsi que la morphologie de la gena et du clypeus des mâles. Elle met également en avant des caractéristiques ne correspondant ni à P. biglumis ni à P. associus: « tête jaune, noire sur le vertex et avec les antennes ferrugineuses », « Pattes ferrugineuses, jaune sur la face interne, ailes assombries » (extraits traduit du latin, Fabricius, 1793: 261). Elle ne fait de plus, référence à aucun type. Le taxon figure comme espèce à part entière dans le catalogue de Carpenter (1996 b: 19).	fr	Gereys, Bruno (2022): Examen critique des synonymies des Vespidae sociaux de France métropolitaine (Hymenoptera: Vespidae) - Partie 1 (Polistinae). Faunitaxys (Carlton, Vic.) 10 (52): 1-21, DOI: 10.57800/faunitaxys-10(52), URL: http://dx.doi.org/10.5281/zenodo.15376773
E655E77EFF92135EFF4D44F1FBD03046.taxon	description	La description originelle du taxon (Latreille, 1802 a: 363) ne fait référence à aucune espèce type. Le taxon Vespa gallica est certes cité à titre d’exemple dans une mention située en bas de page « Exemple. Vespa gallica F. », mais cette citation ne peut en aucun cas être considérée comme une désignation (I. C. Z. N.: art. 67.5.1). Par la suite, Latreille (1810: 438) a désigné Vespa gallica Linné comme espèce type. Le sous-genre nominatif possède plusieurs synonymes unanimement reconnus:	fr	Gereys, Bruno (2022): Examen critique des synonymies des Vespidae sociaux de France métropolitaine (Hymenoptera: Vespidae) - Partie 1 (Polistinae). Faunitaxys (Carlton, Vic.) 10 (52): 1-21, DOI: 10.57800/faunitaxys-10(52), URL: http://dx.doi.org/10.5281/zenodo.15376773
E655E77EFF92135EFF4D44F1FBD03046.taxon	description	Pseudopolistes Weyrauch, 1937 Etabli pour englober les taxons de Polistes inquilins. Aucune espèce type n'ayant été désignée, celui-ci est indisponible (I. C. Z. N.: art. 13.3).	fr	Gereys, Bruno (2022): Examen critique des synonymies des Vespidae sociaux de France métropolitaine (Hymenoptera: Vespidae) - Partie 1 (Polistinae). Faunitaxys (Carlton, Vic.) 10 (52): 1-21, DOI: 10.57800/faunitaxys-10(52), URL: http://dx.doi.org/10.5281/zenodo.15376773
E655E77EFF92135EFF4D44F1FBD03046.taxon	description	Polistula Weyrauch, 1938 Indisponible, aucune espèce type n'ayant été désignée (I. C. Z. N.: art. 13.3). Le taxon a été établi dans le cadre d’une division des espèces européennes de Polistes non inquilins, distinguant deux groupes fondés principalement sur des critères de nidification et dans une moindre mesure sur la morphologie de l’aedeagus: Polistes s. str. [englobant P. gallicus et P. opinabilis (= P. nimpha)] et Polistula Weyrauch, 1938 (englobant le reste du groupe). Polistula Weyrauch, 1939 Constitue la validation de Polistula Weyrauch, 1938 par désignation du type [Polistes kohli Dalla Torre, 1904 (= Polistes biglumis Linnaeus, 1758)]. Pseudopolistes Weyrauch, 1939 Constitue la validation de Pseudopolistes Weyrauch, 1937 par désignation du type. Décrit après Sulcopolistes Blüthgen – taxon englobant également les Polistes inquilins – il constitue un synonyme subjectif de ce dernier (Blüthgen, 1943: 94).	fr	Gereys, Bruno (2022): Examen critique des synonymies des Vespidae sociaux de France métropolitaine (Hymenoptera: Vespidae) - Partie 1 (Polistinae). Faunitaxys (Carlton, Vic.) 10 (52): 1-21, DOI: 10.57800/faunitaxys-10(52), URL: http://dx.doi.org/10.5281/zenodo.15376773
E655E77EFF92135EFF4D44F1FBD03046.taxon	description	Dans la mesure où P. gallicus est l’espèce type du genre Polistes et où celle-ci a été mise en synonymie avec P. foederatus (Day, 1979: 63) et P. omissus (Gusenleitner, 1985: 105), Leptopolistes est de fait synonyme de Polistes. Auparavant, Richards (1973) – qui a jeté les bases d’une subdivision englobant la totalité du groupe – avait estimé que le maintien d’un taxon établi dans le cadre d'une classification uniquement européenne était injustifiable. En conséquence, il a proposé la mise en synonymie de Leptopolistes avec la forme nominative.	fr	Gereys, Bruno (2022): Examen critique des synonymies des Vespidae sociaux de France métropolitaine (Hymenoptera: Vespidae) - Partie 1 (Polistinae). Faunitaxys (Carlton, Vic.) 10 (52): 1-21, DOI: 10.57800/faunitaxys-10(52), URL: http://dx.doi.org/10.5281/zenodo.15376773
E655E77EFF93135FFF0544D6FD4F30FB.taxon	description	« Parmi les espèces européennes, le mâle de atrimandibularis est le seul à avoir les mandibules noires, celles-ci ont une petite tache jaune latérale. » (traduit de l’allemand, Zimmermann, 1930: 611). L’holotype (♂) a été examiné par Christian Schmid-Egger (Schmid-Egger et al., 2017: 80) qui estime qu’il correspond à P. atrimandibularis auctorum. Sur la base de la coloration, de la ponctuation du tégument, de la morphologie, ainsi que sur des données issues de la biologie moléculaire, Schmid-Egger et al. (2017) ont estimé que les populations marocaines de P. atrimandibularis constituent un taxon à part entière: Polistes maroccanus Schmid-Egger in Schmid-Egger et al., 2017.	fr	Gereys, Bruno (2022): Examen critique des synonymies des Vespidae sociaux de France métropolitaine (Hymenoptera: Vespidae) - Partie 1 (Polistinae). Faunitaxys (Carlton, Vic.) 10 (52): 1-21, DOI: 10.57800/faunitaxys-10(52), URL: http://dx.doi.org/10.5281/zenodo.15376773
E655E77EFF93135FFFFE46C9FB503A23.taxon	description	Photo 1. Polistes albellus Giordani Soika, ♀, tête en vue de face. a. Suisse. b. Russie, région d’Orenbourg. c. Kazakhstan. d. Mongolie, paratype. Source – Neumeyer et al., 2015. Photo 3. Polistes associus Kohl, ♂. Tête en vue de face, à comparer avec la Fig. 1. Photo: Django Maurel. Photo 2. Polistes albellus Giordani Soika, ♀, vue dorsale. a. Suisse. b. Russie, région d’Orenbourg. c. Kazakhstan. d. Mongolie, paratype. Source – Neumeyer et al., 2015.	fr	Gereys, Bruno (2022): Examen critique des synonymies des Vespidae sociaux de France métropolitaine (Hymenoptera: Vespidae) - Partie 1 (Polistinae). Faunitaxys (Carlton, Vic.) 10 (52): 1-21, DOI: 10.57800/faunitaxys-10(52), URL: http://dx.doi.org/10.5281/zenodo.15376773
E655E77EFF90135CFF404633FD6836AE.taxon	description	Vesparupestris Linnaeus, 1758 Synonyme subjectif de V. biglumis, la synonymie ayant été établie par Linné lui-même. Dans l’édition de 1761 de sa Fauna Suecica, les références synonymiques suivantes sont en effet fournies pour V. biglumis: « Syst. nat. 10 n. 8 & 12 » (Linnaeus, 1761: 418). Après examen de la collection Linné, Day (1979: 52) a indiqué que l’étiquette ayant servi à la désignation de V. rupestris a été recyclée pour l’étiquetage de Apis centuncularis L. En se basant sur les descriptions de Linné et l’observation du couple de V. biglumis de sa collection, il a désigné la femelle comme holotype de V. biglumis (Photo 4) et le mâle comme celui de V. rupestris (Photo 5).	fr	Gereys, Bruno (2022): Examen critique des synonymies des Vespidae sociaux de France métropolitaine (Hymenoptera: Vespidae) - Partie 1 (Polistinae). Faunitaxys (Carlton, Vic.) 10 (52): 1-21, DOI: 10.57800/faunitaxys-10(52), URL: http://dx.doi.org/10.5281/zenodo.15376773
E655E77EFF90135DFFFE40FEFDF134A5.taxon	description	Blüthgen (1955: 398) a estimé, sur la base de la lecture de la diagnose de Geoffroy, que ce taxon constitue une sous-espèce méridionale de P. biglumis caractérisée par un développement important de la couleur jaune. Cette diagnose est pourtant difficilement exploitable, elle ne fait notamment pasréférence à la coloration de l’espace malaire. Sa lecture permet simplement de se convaincre que le taxon traité possède une tête à couleur sombre prédominante, ce qui peut très bien correspondre à d’autres taxons que P. biglumis (Fig. 2). Au vu de cette constatation et dans la mesure où aucune information concernant le type n’est disponible, le taxon doit être considéré comme un nomen dubium. Polistes Geoffroyi Lepeletier & Serville, 1825 Décrit en tant que synonyme de La guêpe à anneaux bordés de jaune et deux taches jaunes de Geoffroy. Les rédacteurs de l’ Encyclopédie méthodique – ouvrage dans lequel est décrit le taxon – sont au nombre de quatre (Audinet-Serville, Latreille, Lepeletier de Saint-Fargeau et Guérin), mais la lecture des avertissements de l’éditeur montre qu’Amédée Louis-MichelLepeletier de Saint-Fargeau etJeanGuillaume Audinet-Serville sont les auteurs du taxon. Sa descriptionest circonstanciée, maisne permetpas d’avoir descertitudes sur l’identité du taxon traité, les caractères utilisés aujourd’hui pour l’identification des Polistes y étant peu abordés: « Longueur 5 lig. 1 / 2. Antennes fauves, noires en dessus, leur premier article jaune en dessous. Tête noire, chaperon jaune avec une tache noire; une ligne frontale, base des mandibules, une tache avant cette base, une autre au bord interne des yeux et une troisième derrière eux, jaunes. Corselet noir, son bord antérieur, le bord supérieur des épaulettes, écailles des ailes, une tache sous chaque écaille, deux autres sur l'écusson, deux au-dessous, deux lignes longitudinales ainsi que deux points latéraux sur le métathorax, de couleur jaune. Abdomen noir, tous ses segmens bordés d'une ligne jaune transverse oudée (sic?) antérieurement, le second seulement portant en outre un point jaune latéral. Pattes jaunes; hanches noires: cuisses noires, ayant l'extrémité jaune surtout à sa partie antérieure. Ailes un peu fauves. Femelle. Le mâle a tout le front et les mandibules à l'exception de leur extrémité jaunes. Son corselet à plusieurs taches latérales et la poitrine de cette couleur. Le premier segment de l'abdomen a un point jaune latéral. Les pattes sont jaunes avec les hanches et les cuisses rayées de noir en dessus. De France. Plus commune dans les environs de Soissons que la Poliste française. » (Latreille et al., 1825: 173). Photo 4. Vespa biglumis Linnaeus, 1758, holotype. LSL - Collection Linnaeus, boîte n ° 25, spécimen n ° 2806. Photo 5. Vespa rupestris Linnaeus, 1758, holotype, LSL - Collection Linnaeus: boîte n ° 25, spécimen n ° 2807. Saussure (1853: 47) le considère comme une variété de P. biglumis (Linnaeus): (Var. A.). Par la suite, le taxon a figuré comme synonyme de P. dominula dans le catalogue de Dalla Torre (1894: 130 – sous le nom de P. gallica var. bimaculatus) et dans celui de Dalla Torre (1904: 72 – sous le nom de P. gallicus). Il est également considéré comme synonyme de Polistes biglumis bimaculatus dans la révision de Blüthgen (1961: 55), ainsi que comme synonyme de P. biglumis dans le catalogue de Carpenter (1996 b: 19) et dans la révision de Schmid-Egger et al. (2017: 88). Les syntypes (♀, ♂) ont été examinés par Rainer Neumeyer dans le cadre de la révision de Schmid-Egger et al. (2017). Ce collègue a eu la gentillesse de m’en faire parvenir des photos montrant plus de détails que celles disponibles sur le site internet du M. N. H. N. (Photos 6 et 7) et m’a confié a propos de leur examen, ne rien avoir vu s'opposant à la synonymie rapportée dans Schmid-Egger et al. (2017). Les syntypes sont tous les deux en mauvais état et dépourvus de tête. Chez la femelle, un changement net entre la sculpture grossière du mesepisternum et celle très fine de l'epicnemium, est très visible. Le taxon ne correspond donc ni à P. albellus ni à P. bischoffi. Dans la mesure où les spécimens n’ont plus de tête, la couleur de l’espace malaire de la femelle ne peut être appréciée, bien que la diagnose fasse référence à une tache jaune avant la base de la mandibule, ce qui soulève la question suivante: l’espace malaire est-il jaune ou noir avec une tache jaune? La coloration de la femelle n’évoque cependant aucun des trois taxons français ayant l’espace malaire jaune: associus, dominula et nimpha. Dans la mesure où la diagnose originelle du taxon fait référence à une coloration noire de la face dorsale des antennes, nous n’avons pas non plus affaire à P. gallicus. Le taxon correspond donc probablement à P. biglumis.	fr	Gereys, Bruno (2022): Examen critique des synonymies des Vespidae sociaux de France métropolitaine (Hymenoptera: Vespidae) - Partie 1 (Polistinae). Faunitaxys (Carlton, Vic.) 10 (52): 1-21, DOI: 10.57800/faunitaxys-10(52), URL: http://dx.doi.org/10.5281/zenodo.15376773
E655E77EFF911352FFFE42E6FE37342B.taxon	description	Photo 6. Polistes geoffroyi Lepeletier & Serville, 1825, syntype ♂, MNHN - Collection: Insectes – Hyménoptères (EY) Spécimen MNHN-EY-EY 6605. Photo: Rainer Neumeyer. macroponctuation du clypeus (Fig. 3 comparée aux photos 8 et 9). La figure 17 (planche III) (Fig. 3) illustre l’extrémité du flagelle du mâle et devrait en théorie permettre une identification, les deux taxons arborant des différences à ce niveau. Hélas les proportions illustrées ne permettent pas d’avoir de certitude. De fait, il n’est pas étonnant de constater que Blüthgen (1961: 52 et 55) estime que P. bimaculata et P. gallicus (= P. dominula) sont pour partie synonymes de P. dubia. L’examen du lectotype de Polistes dubius Kohl n’a toutefois pas permis de trouver des traits distinctifs permettant de le séparer de P. biglumis (Neumeyer et al., 2014: 87).	fr	Gereys, Bruno (2022): Examen critique des synonymies des Vespidae sociaux de France métropolitaine (Hymenoptera: Vespidae) - Partie 1 (Polistinae). Faunitaxys (Carlton, Vic.) 10 (52): 1-21, DOI: 10.57800/faunitaxys-10(52), URL: http://dx.doi.org/10.5281/zenodo.15376773
E655E77EFF911352FFFE42E6FE37342B.taxon	description	Polistes biglumis var. antennalis Pérez, 1905 Fondé sur la description de spécimens japonais et chinois dont l’auteur a estimé qu’ils pouvaient être des Polistes chinensis (Fabricius): « Je possède trois ouvrières du Japon et une femelle de Chine qui peuvent bien être le P. Chinensis de Fabricius, ce qu'il me paraît impossible de décider. Je les décrirai sous le nom d’ antennalis. » (Pérez, 1905: 82). Les exemplaires cités par l’auteur sont présents au MNHN. Une ouvrière a été désignée comme lectotype par Jun-ichi Kojima (Photos 10 et 11) et les trois spécimens restants comme paralectotypes. L’examen du lectotype révèle un spécimen présentant un espace malaire jaune et la face dorsale du flagelle claire, ce qui est incompatible avec la coloration de P. biglumis. Le taxon est aujourd’hui considéré comme une sous-espèce de	fr	Gereys, Bruno (2022): Examen critique des synonymies des Vespidae sociaux de France métropolitaine (Hymenoptera: Vespidae) - Partie 1 (Polistinae). Faunitaxys (Carlton, Vic.) 10 (52): 1-21, DOI: 10.57800/faunitaxys-10(52), URL: http://dx.doi.org/10.5281/zenodo.15376773
E655E77EFF9E1353FFFE4279FE00360E.taxon	description	particulièrement sombres, ces femelles arborant la coloration la plus sombre du lot. Lors de la description, l'auteur a indiqué que dans la même localité, furent collectés la même année, des spécimens de Polistes atrimandibularis particulièrement sombres. Fondé sur seulement deux spécimens provenant d’une station où les populations de Polistes se caractérisent par leur mélanisme, ce taxon doit être considéré comme synonyme de la forme nominative. Photo 7. Polistes goffroyi Lepeletier & Serville, 1825, syntype ♀, MNHN - Collection: Insectes – Hyménoptères (EY), spécimen MNHNEY-EY 6606. Photo: Rainer Neumeyer. Photo 8. Polistes dominula (Christ), ♂. Tête en vue de face, à comparer avec la Fig. 3. Photo: Django Maurel.	fr	Gereys, Bruno (2022): Examen critique des synonymies des Vespidae sociaux de France métropolitaine (Hymenoptera: Vespidae) - Partie 1 (Polistinae). Faunitaxys (Carlton, Vic.) 10 (52): 1-21, DOI: 10.57800/faunitaxys-10(52), URL: http://dx.doi.org/10.5281/zenodo.15376773
E655E77EFF9F1350FFFE401EFAE9300B.taxon	description	P. pamirensis est fondé sur une diagnose circonstanciée, mais impossible à interpréter dans la mesure où les caractères utilisés aujourd’hui pour la discrimination des Polistes n’y sont pas abordés. Il est considéré comme un synonyme subjectif de P. biglumis dans le catalogue de Carpenter (1996 b 19), très probablement parce que deux phrases figurant dans la diagnose originelle, laissent penser que son auteur estimait avoir affaire a une simple variété de P. biglumis: Photo 9. Polistes biglumis (Linnaeus), ♂. Tête en vue de face, à comparer avec la Fig. 3. Photo: Django Maurel. « Polistes pamirensis est manifestement apparenté à P. bimaculatus. », « P. pamirensis peut être considéré comme une simple variété de P. bimaculatus. » (extraits traduits de l’allemand, Zirngiebl, 1955: 383, 385). Un examen morphologique et morphomètrique de trois des quatre syntypes a conduit Neumeyer et al. (2014) à estimer que des investigations supplémentaires sont nécessaires pour établir une synonymie avec P. biglumis. Le taxon figure toutefois dans la liste des synonymes de P biglumis dans la révision de Schmid-Egger et al. (2017: 89). Notre collègue Rainer Neumeyer (Zürich – Suisse) a eu la gentillesse de me faire parvenir sept photos concernant deux syntypes du taxon (ZSM-HYM- 000006, ZSM-HYM- 000007). Celles-ci illustrent des femelles d’aspect particulier (Photos 12 et 13). Les spécimens en question possèdent un espace malaire noir de longueur trop courte pour correspondre à P. foederatus et sont pourvus d’une Photo 10. Polistes biglumis antennalis Pérez, 1905, lectotype, vue dorsale et latérale. MNHN - Collection: Insectes – Hyménoptères (EY), spécimen MNHN-EY-EY 6570. « Le deuxième article du funicule est jaune rouille (la base est plus jaune), sa face supérieure possède une bande basale cunéiforme noire atteignant les 3 / 4 de sa longueur, cette tache est en vue dorsale, bordée par la couleur de fond claire; le noircissement de la face dorsale peut s'étendre quelque peu et atteindre l'extrémité de l’article, mais généralement, au moins une bande de bordure jaune rougeâtre est visible. » (traduit de l’anglais, Blüthgen, 1957: 163). Le taxon figure comme synonyme de la forme nominative dans le catalogue de Carpenter (1996 b: 19). L’holotype a été examiné par Christian Schmid-Egger qui a confirmé cette synonymie (Schmid-Egger et al., 2017: 89).	fr	Gereys, Bruno (2022): Examen critique des synonymies des Vespidae sociaux de France métropolitaine (Hymenoptera: Vespidae) - Partie 1 (Polistinae). Faunitaxys (Carlton, Vic.) 10 (52): 1-21, DOI: 10.57800/faunitaxys-10(52), URL: http://dx.doi.org/10.5281/zenodo.15376773
E655E77EFF9C1350FC6A460EFDB4371E.taxon	description	« P. bischoffi n. sp. se distingue de P. foederata Kohl et de tous les autres Polistinae paléarctiques par l'absence de suture épicnémiale. » (traduit de l’allemand, Weyrauch, 1937: 274). Photo 11. Polistes biglumis antennalis Pérez, 1905, lectotype, tête en vue de face. MNHN - Collection: Insectes – Hyménoptères (EY), spécimen MNHN-EY-EY 6570. carène épicnémiale bien visible. La coloration correspond parfaitement à P. biglumis, à l’exception de la face dorsale du flagelle qui est de couleur claire. Dans un tel contexte, il est difficile de se prononcer sur l’identité de ce taxon. L’hypothèse selon laquelle on a affaire à des spécimens de P. biglumis, apparaît cependant comme la plus parcimonieuse. Il convient également de noter que Blüthgen (1957: 163) a cité despopulations de P. biglumis de larégion duMont Elbrouz (nord du Caucase), chez qui les femelles possèdent un flagelle de couleur jaune orange. En l’attente d’éléments nouveaux, le taxon est considéré ici comme un synonyme de P. biglumis.	fr	Gereys, Bruno (2022): Examen critique des synonymies des Vespidae sociaux de France métropolitaine (Hymenoptera: Vespidae) - Partie 1 (Polistinae). Faunitaxys (Carlton, Vic.) 10 (52): 1-21, DOI: 10.57800/faunitaxys-10(52), URL: http://dx.doi.org/10.5281/zenodo.15376773
E655E77EFF9C1351FFFE41C1FE63332D.taxon	description	Sur la base de différences de morphologie et de coloration, ainsi que sur des données issues de la biologie moléculaire, le taxon a été scindé en deux par Neumeyer et al. (2014): Polistes bischoffi et Polistes heleveticus. Ce dernier étant aujourd’hui traité sous le nom de Polistes albellus. Si on considère uniquement la coloration, P. albellus constitue la forme sombre du taxon de Weyrauch (reconnaissable à l’aspect assombrie de la face dorsale du flagelle) et P. bischoffi la forme claire (dont la face dorsale du flagelle est jaune). La lecture d’une publication ultérieure de l’auteur montre à l’évidence que la notion de Weyrauch englobe les deux formes, comme on peut s’en convaincre en lisant cet extrait: « face dorsale des antennes assombries dans le nord de l’aire de distribution » (traduit de l’allemand, Weyrauch, 1939: 164). Cette constatation, soulève la question suivante: auquel des deux taxons correspond le matériel typique? Weyrauch (1939: 163) a désigné une femelle de Macomer (Sardaigne, Italie) comme type. Mais ce spécimen – qui doit être considéré comme lectotype au sens de l’article 74.5 du I. C. Z. N. (Neumeyer et al., 2014: 89) – a été considéré comme perdu par Blüthgen (1956: 85). La plupart des paralectotypes – Grèce, Italie, Malte, Suisse, Turquie – le sont également, à l’exception de deux présumés paralectotypes examinés par Neumeyer et al. (2014): une femelle de l’île de Poros (Grèce) et un mâle de Glattbrugg (Suisse). Ces auteurs ont indiqué que le spécimen grec appartient à P. bischoffi et le spécimen Suisse à P. albellus. De fait, Neumeyer et al. (2014) estiment que le statut du lectotype est peu claire, bien que sa station soit trop au sud de l’aire connue de P. albellus pour correspondre à ce dernier. En conséquence, ils ont désigné une Photo 12. Polistes pamirensis Zirngiebl, 1955, syntype ZSM-HYM- 000006, en vue dorsale (ZSM). Photo: Rainer Neumeyer. femelle de Galeria (Corse) comme néotype. Ce choix étant motivé par le fait que cette station est proche de la Sardaigne d’où aucun spécimen connu n’est disponible, les faunes des deux îles étant considérées comme similaires.	fr	Gereys, Bruno (2022): Examen critique des synonymies des Vespidae sociaux de France métropolitaine (Hymenoptera: Vespidae) - Partie 1 (Polistinae). Faunitaxys (Carlton, Vic.) 10 (52): 1-21, DOI: 10.57800/faunitaxys-10(52), URL: http://dx.doi.org/10.5281/zenodo.15376773
E655E77EFF9D1351FF4F4561FE633413.taxon	description	Le taxon correspond au Polistes gallicus des auteurs du siècle dernier. En effet, après examen du type de Vespa gallica Linné, 1767, Day (1979: 63) a estimé que son identité correspond à Polistes foederata Kohl, 1898 et que le nom disponible le plus ancien pour Polistes gallicus auctorum est Vespa dominula Christ, 1791. Bien que dominula soit un substantif, cet auteur a considéré celui-ci comme un adjectif qu’il a – conformément aux règles du code – accordé en genre avec le nom générique, obtenant ainsi Polistes dominulus. Ce dernier nom est donc une émendation injustifiée, devant avoir sa propre date et son propre auteur (I. C. Z. N.: art 33.2.3), soit Polistes dominulus Day, 1979. C’est donc bien sous le nom de Polistes dominula (Christ, 1791) que le taxon doit figurer. Pickett et al. (2006: 404) semblent être les auteurs de cette nouvelle combinaison, bien que dans le reste de leur publication (p. 395, 396, 397, 399, 401), le taxon figure toujours sous le nom de P. dominulus. De nombreux taxons sont ou ont été considérés comme synonymes de P. dominula, mais aucune de ces synonymies ne résiste à un examen critique:	fr	Gereys, Bruno (2022): Examen critique des synonymies des Vespidae sociaux de France métropolitaine (Hymenoptera: Vespidae) - Partie 1 (Polistinae). Faunitaxys (Carlton, Vic.) 10 (52): 1-21, DOI: 10.57800/faunitaxys-10(52), URL: http://dx.doi.org/10.5281/zenodo.15376773
E655E77EFF9D1351FFFE42B9FAC73A95.taxon	description	« Bien que P. gallica varie beaucoup, je considère les deux mâles d'Italie comme une espèce distincte; ils sont sensiblement plus petits. Tous les dessins jaunes sont beaucoup plus larges, sur les antennes, seuls les articles 1 et 2, ainsi que la moitié du troisième sont noirs au-dessus, coloration que je retrouve chez certaines femelles, mais jamais chez les mâles de P. gallica. » (traduit du latin, Herrich-Schäffer 1841: 39). Dans la mesure où la diagnose de Herrich-Schäffer, ne traite pas des caractères utilisés aujourd’hui pour déterminer les Polistes et ne fait référence à aucun matériel typique, le taxon doit être considéré comme un nomen dubium. Photo 13. Polistes pamirensis Zirngiebl, 1955, syntype ZSM-HYM- 000007, vue dorsale et latérale, détails de la tête (ZSM). Crédit photo: Rainer Neumeyer.	fr	Gereys, Bruno (2022): Examen critique des synonymies des Vespidae sociaux de France métropolitaine (Hymenoptera: Vespidae) - Partie 1 (Polistinae). Faunitaxys (Carlton, Vic.) 10 (52): 1-21, DOI: 10.57800/faunitaxys-10(52), URL: http://dx.doi.org/10.5281/zenodo.15376773
E655E77EFF9A1356FFFE4139FF0B357D.taxon	description	« Dans cette variété le jaune domine; ils’étend sur le mésothorax, les bandes de l’abdomen sont plus larges, etc. L’examen d’un grand nombre d’individus de notre collection, provenant de diverses contrées de l'Europe et de l'Afrique, nous a faitreconnaître que les Vespagallica, Geoffroyi et diadema desauteurs ne sont que des variétés d’une même espèce, la Vespa gallica. Nous avons tous les passages entre chacune de ces espèces » Guérin-Méneville, 1844: 447). Dans la mesure où elle illustre seulement une femelle à coloration jaune développée en vue dorsale, la consultation de la figure accompagnant la description (Insectes. Pl. 72, fig. 6), ne permet pas non plus de caractériser le taxon. Le lieu de dépôt du type est de plus inconnu. Nous avons donc affaire à un nomen dubium. Il convient également de noter que la localité type du taxon est l’Egypte, pays d’où P. dominula n’est pas signalé. Malgré cela, Lefebvrei figure dans la liste des synonymes de P. dominulus dans le catalogue de Carpenter (1996 b: 20) et Schmid-Egger et al. (2017: 94).	fr	Gereys, Bruno (2022): Examen critique des synonymies des Vespidae sociaux de France métropolitaine (Hymenoptera: Vespidae) - Partie 1 (Polistinae). Faunitaxys (Carlton, Vic.) 10 (52): 1-21, DOI: 10.57800/faunitaxys-10(52), URL: http://dx.doi.org/10.5281/zenodo.15376773
E655E77EFF9A1356FFFE44F3FD3B36EB.taxon	description	« Corps noir varié de jaune, les taches des segments 1 et 2 sont reliées à la marge postérieure jaune. » Des renseignements concernant la coloration du gastre, fournis dans le couplet d’une clé où il figure en regard de P. gallica, fournissent un complément de description: « 1. Taches du segment 1 complètement reliées à la marge jaune postérieure …. pectoralis Meg. 2. Taches du segment 1 absentes ou séparées de la marge …. gallica L. » (extraits traduits du latin, Herrich-Schäffer 1841: 39). Les informations fournies s’avèrent hélas insuffisantes pour établir l’identité du taxon traité. La consultation de la figure accompagnant la description (169.6) (Fig. 5) n’apporte rien de plus. Elle illustre seulement en vue dorsale, un spécimen mâle à coloration claire très développée pouvant tout aussi bien correspondre à dominula qu’à gallicus. De plus, selon Blüthgen (1961: 52), le type est détruit. Le taxon doit donc être considéré comme un nomen dubium. Il figure pourtant comme synonyme de Polistes dominula (sous le nom de P. gallica, P. gallicus ou P. dominula) dans Saussure (1853: 49), Dalla Torre (1894: 130; 1904: 72), Blüthgen (1961: 52), Carpenter (1996 b: 19) et Schmid-Egger et al. (2017: 94). Indépendamment de la validité de cette synonymie, la description de Herrich-Schäffer soulève deux questions: l’origine de l’abréviation « Meg. » derrière le nom du taxon et l’hypothèse d’une description en tant que synonyme. Johan Carl Megerle (1765 - 1842) – dont le nom figure plusieurs fois dans l’ouvrage de Herrich-Schäffer (1840) – apparaît comme l’auteur le plus probable désigné par l’abréviation. De fait, l’espèce figure sous la forme suivante dans le catalogue de Dalla Torre (1894: 130): « Polistes pectoralis (Megerle) Herrich- Schaeffer, Faun. Insect. German. 1841 P. 179 T. 6 (♂) ». Il figure également sous une forme approchante dans la révision de Blüthgen (1961: 52): « Polistes pectoralis (Megerle i. l.) ». Concernant la deuxième question, la consultation des écrits de Megerle, n’a pas permis de trouver chez cet auteur, une description de P. pectoralis.	fr	Gereys, Bruno (2022): Examen critique des synonymies des Vespidae sociaux de France métropolitaine (Hymenoptera: Vespidae) - Partie 1 (Polistinae). Faunitaxys (Carlton, Vic.) 10 (52): 1-21, DOI: 10.57800/faunitaxys-10(52), URL: http://dx.doi.org/10.5281/zenodo.15376773
E655E77EFF9A1357FC804003FD8A361D.taxon	description	« Les guêpes se distinguent des populations septentrionales par une coloration vive et des dessins différents, cependant le nid ne diffère en rien de celui de P. gallicus » (traduit de l’allemand, Rudow, 1889: 171). Aucun détail supplémentaire n’est hélas fourni concernant la coloration du taxon, la quasi totalité de la description concernant les nids. L’auteur fait référence à des nids de couleur grise de forme presque circulaire ou ovoïde dont le diamètre moyen est de cinq à sept centimètres de diamètre. Il fait également référence à un nid de Smyrne ayant un diamètre de quatorze centimètres attaché à un roseau. Le taxon figure – sans argumentation – dans la liste des synonymes de P. dominulus dans le catalogue de Carpenter (1996 b: 20). Schmid-Egger et al. (2017: 94) estiment que la référence au nid de Smyrne, jette un doute sur la réalité de cette synonymie. Dans la mesure où la diagnose originelle n’est pas assez circonstanciée pour conclure quoi que ce soit concernant l’identité du taxon et où le lieu de dépôt des types est inconnu, le taxon doit être considéré comme un nomen dubium. Polistes Merceti Dusmet, 1903 Décrit d’Espagne. Le taxon figure – sans argumentation – comme synonyme de P. dominulus dans le catalogue de Carpenter (1996 b: 20). La synonymie est reprise – toujours sans argumentation – dans la révision de Schmid-Egger et al. (2017: 94) qui ont indiqué ne pas avoir examiné le type. Pourtant la diagnose originelle du taxon fait référence à un taxon trop sombre pour évoquer P. dominula. Elle est de plus, accompagnée (p. 146) d’une clé où le taxon figure dans un couplet en regard de gallica (= P. dominula) dont il se distingue par un aspect plus sombre. L’hypothèse d’une synonymie avec P. dominula est donc à considérer avec précaution. Il convient également de noter que la diagnose originelle du taxon est fondée sur un unique spécimen mâle caractérisé par une coloration mélanique manifestement aberrante, au moins au niveau de la tête: « Noir, foncé, avec des taches marron foncés; soies blanches jaunâtres très courtes, un peu plus longues sur la partie supérieure de la tête et sur le metathorax. La tête est noire, avec une ponctuation du tégument légère et régulière. Mandibules convexes noires et luisantes. épistome noir, opaque, finement ponctué, parsemé de points plus profonds et espacés. Épistome avec quelques poils jaunes épars, son sillon longitudinal est assez évident. Antennes noires, sa face dorsale est marron-noir de la 4 ème articulation à l’apex, sa face ventrale l’est seulement sur les deux derniers articles. Le troisième article est assez concave au-dessus. Le dernier article est moins de deux fois plus long que l'avant-dernier. Thorax noir avec une ponctuation légère et régulière. Metathorax profondément sillonné transversalement. Ailes hyalines, légèrement jaunâtres, surtout au sommet de la cellule radiale. Stigma hyalin. Veines brunes. Pattes robustes, les fémurs antérieurs sont très courbés. Abdomen long, assez incurvé au sommet en vue de profil. La marge postérieure de ses segments possède des bandes marron-noir tri-marginées. Ces couleurs apparaissant plus clairement sur la face ventrale. » (traduit du latin, Dusmet, 1903: 149). Il convient enfin de noter que dans les écrits de Dusmet, les informations concernant le type sont contradictoires. Dans la diagnose originelle il indique que le spécimen est un mâle, alors que dans un travail ultérieur (Dusmet, 1951: 167) il fait référence à une femelle. Seule la consultation du type permettrait d’établir réellement l’identité du taxon.	fr	Gereys, Bruno (2022): Examen critique des synonymies des Vespidae sociaux de France métropolitaine (Hymenoptera: Vespidae) - Partie 1 (Polistinae). Faunitaxys (Carlton, Vic.) 10 (52): 1-21, DOI: 10.57800/faunitaxys-10(52), URL: http://dx.doi.org/10.5281/zenodo.15376773
E655E77EFF9B1357FC81477BFA4A3A46.taxon	description	« Sur le prothorax des femelles de gallica à l'est de son aire de répartition, la bande transversale jaune est reliée aux deux bandes longitudinales obliques jaunes. Ces dernières ne sont pas aussi étroites que chez les gallica occidentales et la bande transversale n'est pas aussi large. Aussi ces femelles de gallica extrême-orientales ont une apparence différente des femelles de gallica européennes, elles ressemblent beaucoup aux femelles de nympha européennes, qui possèdent également des bandes longitudinales obliques, uniformément étroites, généralement reliées à la bande transversale. Cependant chez les femelles de nympha les bandes longitudinales ne sont pas élargies au point de jonction avec la bande transversale, comme c'est le cas chez les gallica extrême-orientales (fig. 7 e), mais elles sont aussi fines que chez la variété occidentale de gallica où cette jonction s'observe occasionnellement (fig. 7 b). Je désigne cette variété de coloration des femelles de gallica extrême-orientales sous le nom de pacifica avec le statut de sous-espèce. Type: 1 femelle, Chine, coll. Weyrauch. Chez pacifica comme chez ornata, les premiers articles antennaires, sont en comparaison de la coloration du reste du corps, plus clairs que chez les gallica occidentales. Cependant le type (fig. 8 d) a du noir seulement à la partie supérieure des articles antennaires 1 et 2, alors que chez la sous-espèce gallica, au même degré moyen de coloration, la partie supérieure du 3 e article est toujours noire. Sinon les rapports de coloration claire des différentes parties du corps paraissent corrélés chez pacifica vis-à-vis de la ssp. gallica, comme chez ornata vis-à-vis de la ssp gallica. Le clypeus de pacifica paraît plus foncé par rapport à la coloration du gastre que chez la ssp. gallica. A un même degré moyen de coloration claire, les taches jaunes supérieure et inférieure des genae des gallica femelles, sont généralement séparées l'une de l'autre; chez pacifica ces taches sont reliées par une étroite bande et chez ornata cette bande est large. Toutefois ces variations de coloration des genae existent aussi chez toutes les variétés. » (traduit de l’allemand, Weyrauch, 1939: 155, 156). Il semble difficile, sur la base de la lecture de cette diagnose, de conclure avec certitude que nous avons affaire à P. dominula. Selon Giordani Soika (1970: 326), le taxon est synonyme de P. gallicus (= P. dominula). Il figure également comme synonyme de ce taxon dans le catalogue de Carpenter (1996 b: 20) où il est désigné sous une combinaison différente: « Polistes gallica var. pacifica Weyrauch, 1939 ». Par contre, selon Schmid-Egger et al. (2017: 91), le taxon est probablement un synonyme de P. bucharensis, bien qu’ils indiquent que le lieu de dépôt du type est inconnu. Dans de telles conditions il est préférable de considérer ce taxon comme un nomen dubium.	fr	Gereys, Bruno (2022): Examen critique des synonymies des Vespidae sociaux de France métropolitaine (Hymenoptera: Vespidae) - Partie 1 (Polistinae). Faunitaxys (Carlton, Vic.) 10 (52): 1-21, DOI: 10.57800/faunitaxys-10(52), URL: http://dx.doi.org/10.5281/zenodo.15376773
E655E77EFF9B1357FC80451BFAF5312B.taxon	description	« Partie dorsale et ventrale du pronotum jaune, de la partie antérieure à la racine des ailes. » (traduit de l’allemand, Weyrauch, 1938: 278). Ce n’est toutefois que l’année suivante que le nom a été explicitement proposé comme nouveau sous la combinaison suivante: « Polistes gallica ornata n. subspec. » (Weyrauch, 1939: 153). Le taxon figure dans la liste des synonymes de P. dominulus dans le catalogue de Carpenter (1996 b: 20). Schmid-Egger et al. (2017: 90) ont estimé que sa description correspond à Polistes bucharensis et ont établi la synonymie entre ces taxons. Ils ont toutefois indiqué ne pas avoir examiné les types.	fr	Gereys, Bruno (2022): Examen critique des synonymies des Vespidae sociaux de France métropolitaine (Hymenoptera: Vespidae) - Partie 1 (Polistinae). Faunitaxys (Carlton, Vic.) 10 (52): 1-21, DOI: 10.57800/faunitaxys-10(52), URL: http://dx.doi.org/10.5281/zenodo.15376773
E655E77EFF9B1357FFFE402BFBB9330B.taxon	description	« Conformation de la var. associus Kohl. mais avec des ornements roux vif, principalement sur le pronotum, le métathorax, la base des pattes et les deux premiers tergites abdominaux. » (Buysson, 1912: 79). Schmid-Egger et al. (2017: 94) ont indiqué qu’aucun spécimen étiqueté « Polistes gallicus var. rufescens » n’est présent dans les collections du M. N. H. N.	fr	Gereys, Bruno (2022): Examen critique des synonymies des Vespidae sociaux de France métropolitaine (Hymenoptera: Vespidae) - Partie 1 (Polistinae). Faunitaxys (Carlton, Vic.) 10 (52): 1-21, DOI: 10.57800/faunitaxys-10(52), URL: http://dx.doi.org/10.5281/zenodo.15376773
E655E77EFF981354FEB745EBFEDF375B.taxon	description	Les opinions de Day et Gusenleitner ont été unanimement acceptés jusqu’à la révision de Schmid-Egger et al. (2017). Sur la base de l’examen du type de P. gallicus et d’un examen des caractères morphologiques de P. gallicus, P. mongolicus et P. foederatus, combinés à la technique du barcoding moléculaire, ces auteurs ont conclu que P. foederatus est une espèce à part entière. Polistula omissa étant toujours considérée par ces mêmes auteurs comme un synonyme de P. gallicus s. str. Ils ont considéré en outre que P. foederatus n’est pas présent en France métropolitaine, bien que le taxon ait été cité des Pyrénées- Orientales et du Var par Guiglia (1972: 73). L’examen récent de nombreux spécimens français de P. gallicus, n’a pour l’instant pas permis d’observer le moindre spécimen de P. foederatus dans le lot.	fr	Gereys, Bruno (2022): Examen critique des synonymies des Vespidae sociaux de France métropolitaine (Hymenoptera: Vespidae) - Partie 1 (Polistinae). Faunitaxys (Carlton, Vic.) 10 (52): 1-21, DOI: 10.57800/faunitaxys-10(52), URL: http://dx.doi.org/10.5281/zenodo.15376773
E655E77EFF981354FC804653FB0236FD.taxon	description	« Kachgarie, route de Koutchar à Karachar. Cette variété est voisine de la var. associus Kohl (Polistes associa Kohl). Elle est caractérisée par l'ensemble des caractères suivants: Corps étroit, grêle; le premier tergite abdominal plus mince et plus étroit que chez le P. gallicus L. typique, et les ornements jaunes très développés. Chez le mâle, le clypeus est entier au bord antérieur avec un petit avancement aminci, tronqué peu distinctement, et les carènes latérales de la face sont modérément saillantes; les antennes sont plutôt grêles, le dernier article très court comme chez le P. gallicus typique. J’ai vu de nombreux exemplaires de cette variété dans la collection de l'Académie impériale des sciences de Saint-Pétersbourg. Elle est répandue dans l'Asie centrale, la Mongolie et la Chine. » (Buysson, 1911: 218). Ce taxon est considéré – sans argumentation – comme un synonyme de P. gallicus dans la liste de Carpenter (1996 b: 20). Les syntypes (♀, ♂) sont entreposés au MNHN et au ZISP. Le mâle présent dans les collections du MNHN (Photo 15) a été désigné comme lectotype par Cornelis Van Achterberg qui a révisé le statut du taxon, en le considérant comme une espèce à part entière (Schmid-Egger et al., 2017).	fr	Gereys, Bruno (2022): Examen critique des synonymies des Vespidae sociaux de France métropolitaine (Hymenoptera: Vespidae) - Partie 1 (Polistinae). Faunitaxys (Carlton, Vic.) 10 (52): 1-21, DOI: 10.57800/faunitaxys-10(52), URL: http://dx.doi.org/10.5281/zenodo.15376773
E655E77EFF981354FFFE4169FC713055.taxon	description	« Après avoir jeté un coup d’oeil rétrospectif sur les travaux bien connus de Mr. Sichel, tendant à déterminer la signification de l’espèce parmi les animaux, il rappelle que celui-ci avait prouvé incontestablement, encore en 1868, que les Polistes gallicus, diadema, Geoffroyi, pictior, biglumis et bucharensis n’étaient que des variétés d’une seule espèce, P. gallicus, le seul existant en Europe et répandu en Afrique et en Asie. » (Radoszkovsky, 1872: V). En dehors de cet extrait et du catalogue de Carpenter, le nom du taxon n’apparaît dans aucune révision ni dans aucun catalogue traitant des Vespidae. Il n’apparaît pas non plus dans les travaux de Sichel signalés par Radoszkovsky, à savoir deux communications faites à l’académie des Sciences (Sichel, 1866 et 1868). On ne le trouve pas non plus dans les autres écrits de Sichel traitant des Vespidae (Sichel, 1854, 1859, 1860 a, 1860 b, 1863). Le taxon n’a donc semble-t-il jamais été décrit. L’utilisation du nom pictior dans la publication de Radoskovsky, résulte peut-être, d’une confusion avec Polistes pectoralis Herrich-Schäffer, 1841. Pour les raisons évoquées ici et partant du fait que la discussion de Radoskovsky fait référence à P. gallicus auctorum [= P. dominula (Christ)] et non à Polistes gallicus Linné, la synonymie établie par Carpenter ne peut être retenue ici. Ni la diagnose originelle de Polistes foederata Kohl, 1898, ni les figures l’illustrant, ne permettent d’affirmer que la publication de Kohl traite de l’actuel P. foederatus. Seul l’examen de son lectotype – désigné par Blüthgen (1943: 129) – permet de faire cette relation. Le taxon a été considéré comme synonyme de V. gallica par Day (1979; 63), mais (Schmid-Egger et al. (2017: 96) ont révisé son statut en le considérant comme une espèce à part entière (section P. gallicus).	fr	Gereys, Bruno (2022): Examen critique des synonymies des Vespidae sociaux de France métropolitaine (Hymenoptera: Vespidae) - Partie 1 (Polistinae). Faunitaxys (Carlton, Vic.) 10 (52): 1-21, DOI: 10.57800/faunitaxys-10(52), URL: http://dx.doi.org/10.5281/zenodo.15376773
E655E77EFF981355FC8042C9FDE031CB.taxon	description	La lecture des sections foederata et omissa de cette dernière publication révèle une incohérence. Les caractères des mâles mis en avant dans ces sections, ne correspondent pas à ceux indiqués dans les clés figurant en fin de publication, ainsi qu’à ceux figurant dans la publication de 1938, les caractères de foederata étant attribués à omissa et inversement (Weyrauch, 1939: 161, 195 et Weyrauch, 1938: 277). Dans un tel contexte, il semble difficile de savoir quels sont réellement les caractères mis en avant par l’auteur pour caractériser omissa. Heureusement, une phrase figurant dans la section omissa de la publication de 1939 permet de résoudre le problème: « Je considère l'espèce sans sillon longitudinal comme Polistula n. sp. » (traduit de l’allemand, Weyrauch, 1939: 161). Le taxon est considéré par Gusenleitner (1985: 105) comme un synonyme de P. gallicus. Cet opinion a été suivie par les auteurs ultérieurs (section Vespa gallica).	fr	Gereys, Bruno (2022): Examen critique des synonymies des Vespidae sociaux de France métropolitaine (Hymenoptera: Vespidae) - Partie 1 (Polistinae). Faunitaxys (Carlton, Vic.) 10 (52): 1-21, DOI: 10.57800/faunitaxys-10(52), URL: http://dx.doi.org/10.5281/zenodo.15376773
E655E77EFF991355FFFE47DBFD8634D6.taxon	description	« Les différences de couleur entre cette nouvelle forme et P. omissus, constituent un parallèle avec celles différenciant P. gallicus L. et P. gallicus var. bucharensis Erichs (= ornata Weyrauch). Lescaractèresdistinctifsentre les deux espèces sont ici très frappants. Holotypus: Ordubad. » (traduit de l’allemand, Zirngiebl, 1955: 381). L’holotype est une femelle conservée au ZSM. Il a été examiné par Rainer Neumeyer qui en a donné une description circonstanciée: « L'holotype femelle de Polistes omissus ordubadensis Zirngiebl, 1955 est de couleur très claire avec le clypeus non tacheté, la face dorsale du flagellum est claire, l'hypopygium (Blüthgen 1956: 85) et même l'espace malaire sont largement jaunes, la carène épicnémiale est distincte. L’ensemble de ces caractères exclut la confusion avec P. helveticus sp. n. Cette vue est également étayée par la morphométrie (Fig. 3 a, c [E]). A notre avis, ce taxon (P. omissus ordubadensis) n'appartient peut-être même pas au groupe gallicus. » (traduit de l’anglais, Neumeyer et al., 2014: 97). L’holotype a également été examiné par Cornelis van Achterberg qui a estimé qu’il correspond à Polistes mongolicus Buysson, 1911 (Schmid-Egger et al., 2017: 101).	fr	Gereys, Bruno (2022): Examen critique des synonymies des Vespidae sociaux de France métropolitaine (Hymenoptera: Vespidae) - Partie 1 (Polistinae). Faunitaxys (Carlton, Vic.) 10 (52): 1-21, DOI: 10.57800/faunitaxys-10(52), URL: http://dx.doi.org/10.5281/zenodo.15376773
E655E77EFF99134AFFFE42E9FEAA334E.taxon	description	« La sous-espèce se distingue de la forme typique et de la sous-espèce ordubadensis Zirng. par sa coloration très foncée et surtout par la couleur des tibias et des tarses qui est rouge rouille et dont la face dorsale est jaune. » (traduit de l’allemand, Giordani Soika, 1970: 328). Décrit à partir de l’observation d’un unique spécimen, ce taxon ne peut bien sûr pas être reconnu. Il est considéré – sans argumentation – comme synonyme de P. gallicus dans le catalogue de Carpenter (1996 b: 20). Après examen de l’holotype, Neumeyer et al. (2014: 97) ont indiqué que l’emploi de la morphomètrie ne permet pas la confirmation de cette Photo 14. Vespagallica Linné, 1767, holotype. LSL - Collection Linnaeus: boîte n ° 25, spécimen n ° 2790. synonymie. Ils ont même estimé que le taxon n'appartient peut-être même pas au groupe gallicus. Le taxon figure dans la liste des synonymes de Polistes mongolicus Buysson dans la révision de Schmid-Egger et al. (2017: 102), suivi de la mention « Synonymy tentative ».	fr	Gereys, Bruno (2022): Examen critique des synonymies des Vespidae sociaux de France métropolitaine (Hymenoptera: Vespidae) - Partie 1 (Polistinae). Faunitaxys (Carlton, Vic.) 10 (52): 1-21, DOI: 10.57800/faunitaxys-10(52), URL: http://dx.doi.org/10.5281/zenodo.15376773
E655E77EFF86134AFEB04543FB5D30CB.taxon	description	« La nymphe. V. nimpha. Longueur = 8 lignes. Une reine noire et jaune. Elle ressemble beaucoup à l'espèce précédente (fig. 1), il en va de même de son mode de vie et de reproduction. Sa tête a presque le même dessin, seules les antennes ont, en plus de l'articulation basale noire, quelques articles noirs à l'extrémité. Le thorax est aussi bossu [?] et il possède au-dessus deux bandes jaunes qui se rejoignent vers la tête en formant un angle, avec deux petites taches jaunes à l'intérieur de cet angle. Les tegulae sont aussi jaunes et vers l'extrémité du bouclier thoracique [scutum, ou scutellum?] il y a deux taches quadrangulaires. Le gastre se termine en pointe et possède six segments noirs, tous bordés de jaune, seul le dernier est entièrement noir. Le premier segment a deux petites taches jaunes; le deuxième, qui est le plus grand, possède deux taches jaunes allongées rapprochées l'une de l'autre, le bord jaune du même segment est un peu arqué. Les pattes sont jaune rougeâtre. Les fémurs antérieurs sont noirs, les autres rouges au-dessous. Ils bâtissent et se reproduisent comme on l’a observé chez l'espèce précédente. J'ai trouvé un nid aussi joli, construit verticalement sur un épi de céréale, les cellules placées horizontalement sont représentées en d (face antérieure) et en e (face postérieure). Avec cette espèce on trouve très proche: ... » (traduit de l’allemand, Fig. 6). La lecture de cette diagnose montre à l’évidence qu’on ne peut avoir la certitude que le taxon traité soit P. nimpha auctorum, les caractères utilisés pour l’identification du taxon (couleur de l’espace malaire et du dernier sternite) n’y étant pas abordés. L’examen de la figure 2 de l’ouvrage de Christ (planche. XXI) n’amène rien de plus (Fig. 4). En effet, si la figure 1 de cette planche a manifestement été élaborée à partir de l’illustration d’un spécimen de P. dominula, il apparaît évident que la figure 2 est une interprétation fantaisiste d’un spécimen de Polistes social d’apparence plus sombre que P. dominula. Deux taxons allemands – P. nimpha et P. biglumis – correspondent à ce signalement, mais la lecture de la diagnose ne fournit pas d’éléments permettant de trancher en faveur de l’un des deux. Le type du taxon n’étant pas localisé, V. nimpha doit donc être considéré comme un nomen dubium.	fr	Gereys, Bruno (2022): Examen critique des synonymies des Vespidae sociaux de France métropolitaine (Hymenoptera: Vespidae) - Partie 1 (Polistinae). Faunitaxys (Carlton, Vic.) 10 (52): 1-21, DOI: 10.57800/faunitaxys-10(52), URL: http://dx.doi.org/10.5281/zenodo.15376773
E655E77EFF86134BFC8046D9FB193695.taxon	description	Berland (1942) estime que V. diadema est synonyme de P. nimpha. Photo 15. Polistes gallicus var. mongolicus Buysson, 1911, lectotype. MNHN - Collection: Insectes – Hyménoptères (EY) Spécimen MNHN-EY-EY 8898. Dans la section nimpha de sa révision des Polistes de France, il a en effet écrit: « Latreille avait distingué deux espèces de Polistes dans la région parisienne; sa description de la « Guêpe diadème » s’applique parfaitement à celle-ci. Sans doute n’a-t-il pas signalé tous les caractères, et en particulier il n’a pas décrit le mâle, qui est plus reconnaissable que la femelle; mais on ne peut s’y tromper, et ce fut longtemps l’avis des entomologistes, car dans les anciennes collectionsontrouve des diadema correctementdéterminés. ToutefoisChrista la priorité, et c’est à juste titre que P. Blüthgen a récemment rétabli le nom » (Berland, 1942: 141). Cette synonymie est reprise dans la monographie de Blüthgen (1961: 53), le catalogue de Carpenter (1996 b: 21) et la révision de Schmid-Egger et al. (2017: 103). Pourtant la figure 5 (Planche XXI) accompagnant la description de Latreille, illustre une tête de Polistes femelle avec l’espace malaire noir, ce qui est incompatible avec la coloration de P. nimpha. De plus, la lecture de la diagnose originelle de V. diadema, ne permet pas de parvenir à une quelconque conclusion concernant l’identité du taxon traité, les caractères utilisés actuellement pour la discrimination des Polistes n’y étant pas abordés: « La guêpe est un peu plus petite que la précédente, d’un noir plus foncé, et sur lequel le jaune domine un peu moins. La partie antérieure de la tête, au-dessus de la bouche, a constamment deux petites lignes jaunes transversales; il n’y a qu’un point de cette couleur au-dessous de chaque oeil; les points jaunes qui se voient sur le milieu du corselet dans la guêpe française, manquent ici: les anneaux de l’abdomen n’ont qu’une petite bordure jaune, ou du moins la bande marginale est plus petite que dans la guêpe française. Les taches des deux premiers anneaux sont encore plus petites que dans celle-ci, et le jaune du second anneau ne remonte pas aussi haut: cette couleur est même, dans la guêpe diadème, d’un ton différent; elle tire sur le citron, du moins dans les individus vivans. On peut la caractériser ainsi: Très noire; deux lignes transverses sous les antennes, six lignes à l’écusson, deux points sur le premier et le second anneau de l’abdomen, leur bord postérieur, ainsi que celui des suivans, jaunes. ». (Latreille, 1802 b: 293). La lecture de la diagnose originelle de Polistes opinabilis Kohl, 1898 et la consultation des figures 1 et 16 l’accompagnant, montrentque les formes du relief inter-antennaire, des bourrelets latéraux du clypeus, de la marge antérieure du clypeus et du dernier article antennaire du mâle, correspondent parfaitement à P. nimpha auctorum (Fig. 7). En conséquence, le taxon figure comme synonyme de P. nimpha dans Blüthgen (1938: 272; 1961: 53), Weyrauch (1939: 156), Guiglia (1972: 56), Carpenter (1996 b: 21) et Schmid-Egger et al. (2017: 103). L’examen de la diagnose de Vespa nimpha ayant montré que celui-ci est un nomen dubium (section Vespa nimpha), nous avons donc affaire au plus ancien synonyme connu de l’actuel P. nimpha. Bien que cela entraîne un changement supplémentaire dans la nomenclature – déjà très instable – des Polistes paléarctiques, c’est bien sous le nom de P. opinabilis que P. nimpha auctorum doit figurer. Aucun type n’ayant été originellement désigné, Blüthgen (1943: 127) a désigné comme lectotype un mâle de Frain (= Vranov) (Moravie, République Tchèque). Polistes nympha Weyrauch, 1939 Emendation injustifiée de Polistes nimpha (Christ) qui constitue donc un synonyme objectif plus récent de celui-ci (I. C. Z. N.: art 33.2.3). Le substantif grec « nympha » a en effet été adopté par le latin sous sa forme classique, ainsi que sous la forme dérivée « nimpha » adoptée par Christ. Les deux formes coexistant dans le latin classique et moderne, l'émendation nympha est injustifiable.	fr	Gereys, Bruno (2022): Examen critique des synonymies des Vespidae sociaux de France métropolitaine (Hymenoptera: Vespidae) - Partie 1 (Polistinae). Faunitaxys (Carlton, Vic.) 10 (52): 1-21, DOI: 10.57800/faunitaxys-10(52), URL: http://dx.doi.org/10.5281/zenodo.15376773
E655E77EFF841348FFFE44F3FDFE31B5.taxon	description	« Par rapport à la forme nominative, les dessins colorés sont très développés. En arrière des ocelles on trouve sur le vertex deux bandes transversales. Le pronotum est jaune en dehors de taches longitudinales noires de chaque côté. Sur le mesonotum lestaches en forme de virgule sont très allongées, atteignant presque le scutellum chez l'holotype. Tegulae entièrement jaunes. Scutellum plus ou moins noir seulement près du postscutellum. Postscutellum entièrement jaune. Segment médiaire et pleures en grande partie jaunes. Dessins des tergites et des sternites beaucoup plus étendus que chez la forme nominative. » (traduit de l’allemand, Gusenleitner, 1976: 119). Le taxon est donc une forme à coloration jaune très développée. Il figure comme synonyme de la forme nominative dans le catalogue de Carpenter (1996 b: 21). Un paratype a été examiné par Christian Schmid-Egger dans la cadre de la révision de Schmid-Egger et al. (2017) où il est également considéré (page 103) comme synonyme de la forme nominative. Dans son catalogue des Vespidae du Proche Orient, d’Afrique du nord et d’Arabie, Gusenleitner (2013: 1040) ne reconnaît pas de sous-espèce de P. nimpha. Au vu de l’absence dans la littérature scientifique, de citations de spécimens correspondant à irakensis, il convient de suivre ces auteurs et de considérer ce taxon comme un synonyme de la forme nominative.	fr	Gereys, Bruno (2022): Examen critique des synonymies des Vespidae sociaux de France métropolitaine (Hymenoptera: Vespidae) - Partie 1 (Polistinae). Faunitaxys (Carlton, Vic.) 10 (52): 1-21, DOI: 10.57800/faunitaxys-10(52), URL: http://dx.doi.org/10.5281/zenodo.15376773
E655E77EFF841348FF4140DEFEED3A55.taxon	description	Polistes sulcifer Zimmermann, 1930 La diagnose traite à l’évidence d’un taxon correspondant à Polistes sulcifer auctorum, comme le prouve l’extrait suivant: « Chez sulcifer les bords relevés en crêtes des mandibules sont étroits et aigus, leur marges internes sont disposés presque en angle droit; au contraire chez atrimandibularis et semenowi, les bords relevés des mandibules ne sont pas étroits et les marges internes ne sont pas disposés en angle droit, la partie enfoncée au milieu de la mandibule s'incurve progressivement vers les parties les plus élevées des crêtes latérales. » (traduit de l’allemand, Zimmermann, 1930: 610). L’holotype a été examiné par Christian Schmid-Egger (Schmid-Egger et al., 2017: 104). Polistes sulcifer var. similator Zirngiebl, 1955 Fondé sur une diagnose dans laquelle les caractères diagnostiques permettant de caractériser précisément un taxon de Polistes inquilins (coloration et forme des mandibules) ne sont pas abordés de manière assez circonstanciée. Après examen du type par Christian Schmid-Egger et Cornelis van Achterberg, Schmid-Egger et al. (2017: 105) ont mis ce taxon en synonymie avec P. semenowi.	fr	Gereys, Bruno (2022): Examen critique des synonymies des Vespidae sociaux de France métropolitaine (Hymenoptera: Vespidae) - Partie 1 (Polistinae). Faunitaxys (Carlton, Vic.) 10 (52): 1-21, DOI: 10.57800/faunitaxys-10(52), URL: http://dx.doi.org/10.5281/zenodo.15376773
E655E77EFF851349FCE147D6FB3E3A7B.taxon	description	Paratypes (♀ ♂ - Algérie, Andorre, Espagne, France, Italie, Maroc, Portugal, Suisse) (ETHZ; MFNB; MZL; RMNH; ZSM; ZMUZ) (Collection Christian Schmid-Egger, Berlin, Allemagne; Collection Rainer Neumeyer, Zürich, Suisse). Localité type: Burgos, Las Machorras, Espagne. Polistes semenowi auctorum. Photo 17. P. semenowi Morawitz, 1889, lectotype (ZISP). Source: Schmid-Egger et al., 2017.	fr	Gereys, Bruno (2022): Examen critique des synonymies des Vespidae sociaux de France métropolitaine (Hymenoptera: Vespidae) - Partie 1 (Polistinae). Faunitaxys (Carlton, Vic.) 10 (52): 1-21, DOI: 10.57800/faunitaxys-10(52), URL: http://dx.doi.org/10.5281/zenodo.15376773
E655E77EFF851349FFFE4699FD1E31AB.taxon	description	Polistula Weyrauch, 1938 (Weyrauch, 1938: 273) (genre) (féminin).	fr	Gereys, Bruno (2022): Examen critique des synonymies des Vespidae sociaux de France métropolitaine (Hymenoptera: Vespidae) - Partie 1 (Polistinae). Faunitaxys (Carlton, Vic.) 10 (52): 1-21, DOI: 10.57800/faunitaxys-10(52), URL: http://dx.doi.org/10.5281/zenodo.15376773
E655E77EFF82134EFC50450EFBAD309B.taxon	description	Polistula omissa Weyrauch, 1938 (Weyrauch, 1938: 277). Lectotype ♂, désigné par Weyrauch (1939: 161), considéré comme peut-être perdu (Arens, 2011: 462). Localité type: Marseille, France, mentionné in Weyrauch (1939 161). Synonyme subjectif plus récent de Vespa gallica Linnaeus, 1767 (Gusenleitner, 1985: 105).	fr	Gereys, Bruno (2022): Examen critique des synonymies des Vespidae sociaux de France métropolitaine (Hymenoptera: Vespidae) - Partie 1 (Polistinae). Faunitaxys (Carlton, Vic.) 10 (52): 1-21, DOI: 10.57800/faunitaxys-10(52), URL: http://dx.doi.org/10.5281/zenodo.15376773
E655E77EFF82134EFC7C40A1FBAA3463.taxon	description	Polistes sulcifer Zimmermann, 1930 (Zimmermann, 1930: 610). Holotype ♂ (MFNB). Localité type: Mendel-Penegal, Sud-Tyrol (Nord de l’Italie). Synonyme subjectif plus récent de Polistes semenowi Morawitz, 1889 (Schmid-Egger et al., 2017: 104). Polistes sulcifer var. similator Zirngiebl, 1955 (Zirngiebl, 1955: 384). Holotype ♀ (ZSM). Localité type: Ordubad. Synonyme subjectif plus récent de Polistes semenowi Morawitz, 1889 (Schmid-Egger et al., 2017: 105). Polistes sucifer auctorum.	fr	Gereys, Bruno (2022): Examen critique des synonymies des Vespidae sociaux de France métropolitaine (Hymenoptera: Vespidae) - Partie 1 (Polistinae). Faunitaxys (Carlton, Vic.) 10 (52): 1-21, DOI: 10.57800/faunitaxys-10(52), URL: http://dx.doi.org/10.5281/zenodo.15376773
