taxonID	type	description	language	source
654987A0FFF3FFE723EBFA291AE0F99B.taxon	description	Diagnose sommaire du genre. – Espèces de taille petite à moyenne (2 - 7 mm), convexes, brun-rouge à noir, le dessus luisant ou mat, glabre ou pileux. Tête. – Plus étroite que le pronotum, convexe, la partie antérieure du clypéus visible du dessus, obtusément arrondie, anguleuse ou denticulée de chaque côté de l'émargination médiane. – Antenne de 9 antennomères, la massue de 3. – Yeux de taille modérée. – Pièces buccales adaptées à un régime saprophage. Pronotum. – Convexe, subquadrangulaire, le plus souvent rebordé à la base, les angles postérieurs arrondis ou tronqués, les côtés convexes, crénelés, frangés de soies ou glabres. Scutellum. – Relativement petit, triangulaire. 2 Ataenius noir du gazon. Elytres. – Oblongs, avec 10 stries bien marquées, les intervalles plans ou convexes, rebordés à la base. Ailes bien développées, fonctionnelles, rarement réduites. Métasternum avec un sillon longitudinal médian généralement bien marqué. Mésocoxas séparés, les métacoxas contigus. Abdomen. – Avec 5 - 6 sternites visibles, coalescents (Fig. 11). Tergite VIII (pygidium) avec une carène transverse médiane. Pattes. – Profémurs avec unsillon sur la marge antérieure. – Protibias tridentés sur leur marge externe. – Méso- et métatibias légèrement dilatés apicalement, parfois avec des réminiscences de crêtes transverses. Genitalia mâles. – Edéage modérément à fortement sclérifié. – Phallobase et paramères généralement soudés. – Endophallus membraneux, fréquemment pourvu de sclérites et / ou de spicules. Dimorphisme sexuel. – Très faible ou absent. Quand il existe, celui-ci s’exprime principalement au niveau de l’abdomen, dans la longueur des tarsomères et la forme de l'éperon terminal du protibia. Géonémie et biologie. – Le genre Ataenius Harold est indéniablement le genre le plus important des Eupariinae, comptant à lui seul près de 300 espèces de par le monde (Schoolmeesters, 2022). Le genre est particulièrement bien représenté dans les régions néarctiques et néotropicales avec 190 espèces répertoriées (Stebnicka, 2007). La biologie des Ataenius est très diversifiée, certaines espèces étant coprophages, saprophages, phytosaprophages voire occasionnellement nécrophages (Santos et al., 2014; Zanetti et al., 2015; Ries et al., 2016). Ces insectes se rencontrent occasionnellement dans les accumulations de débris d'inondation ou dans les résidus des restes rejetés par les fourmis (Stebnicka, 2007). Quelques espèces sont pholéophiles et vivent dans les terriers ou les nids de petits mammifères, d’autres sont myrmécophiles ou termitophiles (Stebnicka, 2009). Enfin, un petit nombre d’espèces sont rhizophages. C’est notamment le cas pour A. spretulus (Haldeman, 1848) ou encore A. picinus qui vivent dans l’humus des pelouses et occasionne des dégâts importants sur les greens de golf (Niemczyk & Wegner, 1979; Rothwell & Smitley, 1999; Potter, 2001). Au regard des dommages sévères qu’ils engendrent dans les gazons, ces ravageurs ont été surnommés « Black turfgrass ataenius 2 ». La majorité des Ataenius présentent un phototropisme positif et sont attirés en nombre au piège lumineux. Comme le souligne Stebnicka (2007), les populations de nombreuses espèces sont représentées majoritairement par des femelles, dans une proportion de 3 à 4 femelles pour 1 mâle. Une proportion similaire a été constatée dans la population d’ A. heinekeni d’Hendaye. Les espèces du genre sont souvent morphologiquement très proches et d’identification difficile. En outre, le genre tel qu’actuellement défini se révèle assez hétérogène et, comme le suggèrent certains auteurs (Chalumeau, 1983; Théry & Bordat, 2012), justifierait la création de nouvelles divisions génériques et / ou subgénériques.	fr	Huchet, Jean-Bernard, Labatut, Sébastien, Ephe, Cnrs Mnhn Upmc (2022): Ataenius heinekeni (Wollaston, 1854) découvert en France. Première citation pour la région paléarctique continentale (Coleoptera: Scarabaeoidea: Aphodiidae: Eupariinae). Faunitaxys (London, England) 10 (31): 1-7, DOI: 10.57800/faunitaxys-10(31), URL: http://dx.doi.org/10.5281/zenodo.15365172
654987A0FFF3FFE520ADF94E1A85F93C.taxon	description	(Fig. 1 - 6, 8, 11 & 14)	fr	Huchet, Jean-Bernard, Labatut, Sébastien, Ephe, Cnrs Mnhn Upmc (2022): Ataenius heinekeni (Wollaston, 1854) découvert en France. Première citation pour la région paléarctique continentale (Coleoptera: Scarabaeoidea: Aphodiidae: Eupariinae). Faunitaxys (London, England) 10 (31): 1-7, DOI: 10.57800/faunitaxys-10(31), URL: http://dx.doi.org/10.5281/zenodo.15365172
654987A0FFF3FFE520ADF94E1A85F93C.taxon	description	Espèce originaire du Nouveau Monde, décrite de Madère (Funchal) par Wollaston (1854) sur deux spécimens et originellement placée dans le genre Oxyomus Dejean, 1833. L’espèce a été mise en synonymie d’ A. stercorator par Harold (1875), synonymie conservée par les auteurs subséquents 3 Dans le cadre de ce travail, nous n’avons pas jugé utile d’indiquer la longue liste de synonymes de cette espèce. Ces informations sont disponibles dans les travaux de Stebnicka (2004, 2007). 5 mm 3 5 Madère, France >>> (Schmidt, 1910, 1922; Paulian, 1937; Baraud, 1994). L’espèce a été réhabilitée comme bona species par Stebnicka (2004). La larve de cette espèce a été décrite par Jerath (1960) sous le nom d’ A. strigicauda Bates. A. heinekeni appartient au groupe d’ A. strigicaudus Bates, 1887, définit par Stebnicka (2004), incluant les 6 espèces suivantes: A. crenaticollis Petrovitz, 1973, A. columbicus Harold, 1880, A. heinekeni (Wollaston, 1854), A. opatroides (Blanchard, 1843), A. picinus Harold, 1867 et A. strigicaudus Bates, 1887. Ce groupe d’espèces se singularise des autres membres du genre par une série de caractères dont notamment: habitus monochrome, brun à noir, les élytres parfois plus clairs que la tête et le pronotum. Partie déclive antérieure du clypéus présentant des ridules transverses plus ou moins prononcées; méso- et métafémurs sans frange de soies le long du bord antérieur. Métatibias présentant une épine accessoire distincte à l’apex. Genitalia mâles: paramères larges, ne convergeant pas apicalement, leur longueur égale à celle de la phallobase (Stebnicka, 2007). Caractères diagnostiques. – Longueur 4 - 6 mm. A. heinekeni se distingue aisément d’ A. picinus, seconde espèce présente sur notre territoire, par: - la présence de 4 spinules sur la frange apicale des méso- et métatibias, - le disque du métasternum présentant un cluster de gros points de chaque côté, près de la base du mésofémur (Fig. 2), - le 9 ème intervalle élytral avec 2 lignes longitudinales parallèles de points alignés (Fig. 9), - le tarsomère basal du métatarse égal aux 4 tarsomères suivants réunis (ce dernier plus court que les quatre segments suivants réunis chez A. picinus), - enfin, l’édéage des deux espèces est bien distinct (Figs. 5, 13). Dans son aire originelle de distribution, A. heinekeni est morphologiquement très proche d’ A. strigicaudus et d’ A. columbicus et seul l’examen des genitalia mâles permet une identification certaine. Dimorphisme sexuel. – Très ténu, l'abdomen du mâle d’ A. heinekeni est légèrement plus plan et le disque du tergite VIII (pygidium) plus large que chez la femelle (Stebnicka, 2004). Bionomie. – Selon ce dernier auteur, les individus de cette espèce se rencontrent sous les amas de feuilles, les troncs abattus, sur d'anciens barrages de rizières et sous des débris organiques de nature diverse. À Hendaye, un grand nombre d’individus collectés au piège lumineux présentaient des traces rémanentes d’un enduit argileux incrusté dans les stries élytrales ainsi que sur la face inférieure. La présence de ce revêtement terreux suggère que l’espèce ne serait pas arénicole mais vivrait davantage dans le sol des pelouses situées à proximité de la plage. Enfin, plusieurs spécimens étaient porteurs d’acariens phorétiques. Ces derniers seront ultérieurement confiés à un acarologue pour identification.	fr	Huchet, Jean-Bernard, Labatut, Sébastien, Ephe, Cnrs Mnhn Upmc (2022): Ataenius heinekeni (Wollaston, 1854) découvert en France. Première citation pour la région paléarctique continentale (Coleoptera: Scarabaeoidea: Aphodiidae: Eupariinae). Faunitaxys (London, England) 10 (31): 1-7, DOI: 10.57800/faunitaxys-10(31), URL: http://dx.doi.org/10.5281/zenodo.15365172
654987A0FFF3FFE520ADF94E1A85F93C.taxon	distribution	Distribution. – Etats-Unis (Caroline du Sud, Floride, Bahamas), Nord du Mexique, Cuba, République dominicaine, Porto Rico, Iles Vierges, Madère, extrême sud-ouest de la France (Fig. 6). Remarques sur Ataenius heinekeni en France. – La capture en France d’une seconde espèce d’Eupariinae, quelques années seulement après la découverte d’ Ataenius picinus en France, à Nice (Lemaire, 2015) témoigne d’une accélération sans précédent de l’introduction et indigénisation d'espèces allochtones d’origine variées (subtropicales, pantropicales, méditerranéennes ...). L’écologie théorique a scindé les invasions biologiques en 4 grandes phases: Clé des sous-familles d’Aphodiidae de France (d’après Baraud, 1992, modifiée)	fr	Huchet, Jean-Bernard, Labatut, Sébastien, Ephe, Cnrs Mnhn Upmc (2022): Ataenius heinekeni (Wollaston, 1854) découvert en France. Première citation pour la région paléarctique continentale (Coleoptera: Scarabaeoidea: Aphodiidae: Eupariinae). Faunitaxys (London, England) 10 (31): 1-7, DOI: 10.57800/faunitaxys-10(31), URL: http://dx.doi.org/10.5281/zenodo.15365172
654987A0FFFFFFEB20D2FD031B75FC76.taxon	description	– Hendaye, Plage des Deux Jumeaux (Lat: 43,37909; Long. - 1,75573), sous bois flotté, 24 - IV- 2022, S. & E. Labatut leg. (1 ex., femelle); – idem, piège lumineux, 22 - V- 2022, J. - B. Huchet, M. Huchet-Toujas & S. Labatut leg. (115 ex.).	fr	Huchet, Jean-Bernard, Labatut, Sébastien, Ephe, Cnrs Mnhn Upmc (2022): Ataenius heinekeni (Wollaston, 1854) découvert en France. Première citation pour la région paléarctique continentale (Coleoptera: Scarabaeoidea: Aphodiidae: Eupariinae). Faunitaxys (London, England) 10 (31): 1-7, DOI: 10.57800/faunitaxys-10(31), URL: http://dx.doi.org/10.5281/zenodo.15365172
654987A0FFFFFFEB20FCFEF61B39FD54.taxon	description	– Nice, Muséum de Nice, piège à glu, 23 / 12 / 2014 (le piège étant installé depuis avril) (1 ex.) (Lemaire, 2015); – Nice, Cimiez, jardins de la villa Paradisio, piège Owen, X. 2016 (le piège étant installé depuis juillet) (2 ex.) (Lemaire et Moussa, 2017); – Nice, balcon du quartier du Ray, capturé à la lumière, 24. VIII. 2017 (1 ex.) (Lemaire et Moussa, 2017); – Cap d’Antibes, littoral (au vol, au crépuscule), 7. VIII. 2017, V. Burte leg. (2 ex.) (inédit, mentionné in: Lemaire et Moussa, 2017).	fr	Huchet, Jean-Bernard, Labatut, Sébastien, Ephe, Cnrs Mnhn Upmc (2022): Ataenius heinekeni (Wollaston, 1854) découvert en France. Première citation pour la région paléarctique continentale (Coleoptera: Scarabaeoidea: Aphodiidae: Eupariinae). Faunitaxys (London, England) 10 (31): 1-7, DOI: 10.57800/faunitaxys-10(31), URL: http://dx.doi.org/10.5281/zenodo.15365172
654987A0FFFFFFEB20FCFEF61B39FD54.taxon	materials_examined	Corse du Sud. – Porto Vecchio, Palavesa, Renajolo, 30. VII. 2019, à la lumière (1 ex.) (Jiroux, 2019).	fr	Huchet, Jean-Bernard, Labatut, Sébastien, Ephe, Cnrs Mnhn Upmc (2022): Ataenius heinekeni (Wollaston, 1854) découvert en France. Première citation pour la région paléarctique continentale (Coleoptera: Scarabaeoidea: Aphodiidae: Eupariinae). Faunitaxys (London, England) 10 (31): 1-7, DOI: 10.57800/faunitaxys-10(31), URL: http://dx.doi.org/10.5281/zenodo.15365172
