Rhexoza richardsi Freeman, 1985
Matériel étudié: 1 ♀, Ruswil (LU) 2004 P. Duelli. La localisation précise du piège (Obrist & Duelli 2010), qui a fonctionné de mi-juin à fin juillet 2004, est le point 653.326/216.466, situé sur le Ruswilerberg, à 818 m d’altitude, au NNE du village, en zone agricole (12 km ONO de Lucerne).
a
Cette femelle est identique en tous points, en particulier par la morphologie des segments prégénitaux et de l’appareil génital, à la seule autre femelle connue de l’espèce, capturée en Norvège. La forme du 8 e tergite, presque aussi long que large et à peine échancré au bord postérieur (Fig. 1b), permet de différencier facilement R. richardsi des trois autres espèces européennes de Rhexoza chez qui le 8 e tergite est raccourci, bien plus large que long, et profondément échancré à la marge postérieure.
t8
b
Rhexoza richardsi est une espèce très peu connue parmi les Scatopsidés européens. Décrite sur la base d’un seul mâle du Sud-Est de l’Angleterre (Buckinghamshire) (Freeman 1985), elle n’est toujours connue que de quelques rares spécimens (sept en tout) et sa distribution reste très lacunaire. Elle a été signalée de deux localités du Sud de la Norvège (Akershus; Haenni & Greve 1995), d’une localité de Hongrie (Parc national de Bükk; Papp 2001) et d’une localité d’Allemagne (Thuringe; Haenni 2011). Au vu de la dispersion géographique de ces localités (Fig. 2), il paraît probable que l’espèce a une large répartition en Europe tempérée, mais qu’elle y est rare, à moins que le faible nombre de ses captures ne reflète plutôt une biologie ou une écologie particulière. On sait peu de choses de la biologie des Rhexoza, les stades immatures d’une seule espèce ayant été décrits. Il s’agit de R. subnitens, dont les larves ont été trouvées dans les fibres du liber humide d’un peuplier abattu (Tonnoir 1927). Les autres espèces de Rhexoza pourraient occuper des niches écologiques similaires.