Sphecodes niger von Hagens, 1874 . Statut (Belgique): VU
Le sphécode noir, Sphecodes niger (Fig. 28), est une espèce clepoparasite rare (seulement 55 individus dans la base de données régionale; FOLSCHWEILLER et al., 2020 b) volant de mai à juin pour les individus sortant de diapause et de juillet à octobre pour la génération estivale (WESTRICH, 2019). L’espèce fréquenterait les prairies calcaires et les carrières (PEETERS et al., 2012). L’unique capture de notre inventaire provient d’une petite prairie calcaire dissimulée dans un quartier résidentiel et protégée par le statut de réserve naturelle. L’hôte principale est Lasioglossum morio (WESTRICH, 2019), l’un des Halictidae les plus abondants de notre échantillon. Ce Lasioglossum est une espèce ubiquiste, polylectique et très adaptable lors de la réalisation de ses nids (WESTRICH, 2019). Dans ce contexte, la fragmentation de l’habitat (DROSSART et al., 2019) semble jouer un rôle plus important dans la vulnérabilité de l’espèce que la raréfaction de son hôte. Notre principale recommandation consiste donc à protéger ou restaurer les habitats calcaires dont l’espèce dépend.
Dans la littérature, l’espÈce est connue pour visiter Achillea millefolium, Daucus carota et Senecio jacobaea (PEETERS et al., 2012; WESTRICH, 2019). Notre individu à quant à lui été collecté sur Heracleum sphondylium . Ces fleurs pourraient donc rejoindre la composition des mélanges floraux proposés dans les aménagements destinés aux pollinisateurs. En effet, par le passé, ceux-ci se focalisaient assez fortement sur les Fabacaeae, probablement car ils avaient été pensés pour soutenir les populations de bourdons (WOOD et al., 2015; WOOD et al., 2017).