Prionobelum durum Verhoeff, 1924
Prionobelum durum nitidum Verhoeff, 1924
(Fig. 1)
MATÉRIEL- TYPE. — Un de la série type (syntype) déposé au Swedish Museum of Natural History de Stockholm (Suède) . Les autres exemplaires de la série type, 3, 3, vraisemblablement déposés au Zoologische Staatsammlung de Munich (Allemagne) n’ont pu être examinés, pour des raisons indépendantes de la volonté de l’auteur. Les sept individus (4, 3) cités par Verhoeff 1924, constituent la série-type de Prionobelum durum . En ce qui concerne le seul mâle qui a pu être examiné, bien qu’il soit étiqueté de la main de l’auteur lui-même « Prionobelum durum », il est évident, si on se rapporte au texte original, qu’il appartient à un taxon distinct, auquel Verhoeff attribue le statut de sous-espèce: Prionobelum durum nitidum; ce taxon est défini en quelques mots en fin de texte comme se distinguant de P. durum seulement par la non-rugosité des téguments. En attendant que puissent être examinés les échantillons déposés à Munich, le mâle déposé à Stockholm est désigné ici comme lectotype d’un taxon auquel est conservé provisoirement le rang de sous-espèce: Prionobelum durum nitidum Verhoeff, 1924 .
LOCALITÉ- TYPE. — « Tonkin » (actuellement Nord du Vietnam), sans autre précision.
DESCRIPTION DU MÂLE LECTOTYPE DE PRIONOBELUM DURUM NITIDUM
Ce mâle mesure 25,5 mm de long sur 13 mm de large; sont figurées ici: la tête avec l’antenne droite (Fig. 1C), une vue latérale du corselet (Fig. 1A), la base (Fig. 1D) et l’extrémité d’un tarse (Fig. 1B) de patte ambulatoire, ainsi que les télopodes (Fig. 1E, F) et les paratélopodes. Ces derniers sont représentés sous trois angles différents (Fig. 1 G-I) pour montrer comment peut être vue, ou non, la dent (d) du processus préfémoral. Il est possible que ce mâle appartienne à une espèce distincte des autres individus de la série. Cependant, cela semble impossible quand on connait le souci du détail qui animait un observateur aussi sourcilleux et un taxinomiste aussi « pulvérisateur » que Verhoeff, car on ne peut pas imaginer qu’il ait négligé certaines différences, au niveau des caractères sexuels du mâle, entre ses P. durum durum et ses P. durum nitidum . Pourtant, les deux dessins du seul paratélopode qu’il a dessiné (Abb. 33 und 34) semblent, malgré leur exiguité, plaider en faveur du taxon distinct; en effet ces paratélopodes, et notamment leur tibiotarse, ressemblent davantage à ceux de Chinosphaera maculosa (voir ci-après) qu’à ceux de Prionobelum durum nitidum .