identifier	taxonID	type	CVterm	format	language	title	description	additionalInformationURL	UsageTerms	rights	Owner	contributor	creator	bibliographicCitation
4E123B4C7B2DFFA23860FD69F997CE4A.text	4E123B4C7B2DFFA23860FD69F997CE4A.taxon	http://purl.org/dc/dcmitype/Text	http://rs.tdwg.org/ontology/voc/SPMInfoItems#GeneralDescription	text/html	fr	Mustela nivalis Linnaeus 1766	<div><p>Mustela nivalis Linné, 1766</p><p>DESCRIPTION</p><p>Deuxième incisive inférieure</p><p>Matériel. Une deuxième incisive indéterminée isolée (F914). La deuxième incisive inférieure de Montoussé est large et aplatie. De forme carrée, la face vestibulaire est bombée tandis que la face linguale est concave (Fig. 7A). Elle est de taille relativement importante (Tableau 5).</p><p>Canines inférieures</p><p>Matériel. Trois canines inférieures droites isolées (F928, F926, F925), une canine inférieure gauche isolée (F927).</p><p>La collection comprend quatre canines inférieures. Fortement courbée en face vestibulaire, la face distale comporte un cingulum marqué tandis que la face mésiale est plus lisse (Fig. 7B). Un renflement marqué sur la face occlusale est présent, rattachant l’échantillon à M. nivalis car ce critère est absent chez M. erminea . Une attribution à M. praenivalis ou M. palerminea est exclue en raison de la finesse des canines (Rabeder 1976; Wiszniowska 1989).</p><p>Deux morphotypes sont identifiés selon les schémas de Rabeder (1976). Le morphotype A (F927, F928) correspond aux femelles ayant des canines plus courbées et plus fines en raison d’un renflement moins marqué à la base de la couronne (Fig. 6). Le morphotype B correspond aux mâles (F926), dont le renflement est plus important et la dent plus droite (Fig. 6). Enfin, bien que modeste, l’étude du rapport DMD/DVL de l’échantillon indique une tendance de taille se rapportant à la lignée Mustela nivalis (Tableau 5).</p><p>Troisièmes prémolaires inférieures</p><p>Matériel. Une p3 gauche incluse sur mandibule (F138), deux p3 droites incluses sur mandibule (F104, F906).</p><p>La p3 est formée d’une cuspide unique et haute, le protoconide, situé en partie mésiale de la dent. Chez l’hermine, la p3 comporte un cingulum sur la face linguale en partie distale de la dent. Ce cingulum est absent chez la belette, lui donnant un aspect plus écrasé. En l’absence de ce cingulum, les p3 de Montoussé 5 sont rapportées à l’espèce M. nivalis .</p><p>Deux morphotypes sont identifiés. Le morphotype A (F906, F104) correspond à une dent de forme allongée avec la face linguale relativement droite (Fig. 6). Le morphotype B (F138) correspond à une dent plus large en partie mésiale et se rétrécissant en partie distale, avec une face linguale qui comporte une légère échancrure en partie centrale (Fig. 6).</p><p>L’étude du rapport DMD/DVL intègre le champ de variation de M. praenivalis et M. nivalis (Tableau 5).</p><p>Quatrièmes prémolaires inférieures</p><p>Matériel. Six p4 droites incluses sur mandibule (F104, F906, F805 + F655, F404, F905, F915), cinq p4 gauches incluses sur mandibule (F138, F908, F904, F283, F813).</p><p>Onze p4, toutes incluses sur leur mandibule, composent l’échantillon de Montoussé 5. La p4 est constituée d’une unique cuspide haute et tranchante, le protoconide, qui est située en partie centrale de la dent. Le cingulum est plus fortement marqué sur la face linguale que sur la face vestibulaire (Fig. 7C). L’absence d’un élargissement en partie disto-linguale confirme l’appartenance de l’échantillon à M. nivalis (Marciszak 2016; Marciszak et al. 2017a, b; Crégut-Bonnoure et al. 2018).</p>202,150,06<p>Trois morphotypes principaux sont identifiés. Les morphotypes A regroupent les dents dont la face linguale porte une échancrure; les morphotypes B rassemblent celles comportant un renflement; et le morphotype C concerne une dent dont la face linguale est quasiment droite.</p><p>Le morphotype A décrit une forme fine et allongée. La face linguale comporte une légère échancrure, tout comme la face vestibulaire, donnant un aspect pincé à la partie mésiale de la dent. Un léger renflement est présent en partie disto-linguale et la partie distale est arrondie (Fig. 6). De ce morphotype découlent deux sous-types A1 (F404, F283) et A2 (F104). Pour le morphotype A1 l’échancrure sur la face linguale est plus marquée, tout comme le renflement en partie disto-linguale, donnant un aspect moins allongé à la dent. La partie distale est plus anguleuse, la face vestibulaire est droite et ne comporte pas d’échancrure (Fig. 6). Le morphotype A2 a une forme similaire à celle du morphotype A1 à la seule différence que la face vestibulaire comporte une échancrure située plus bas que celle du morphotype A (Fig. 6).</p><p>Le morphotype B (F915, F906, F908) correspond à une dent dont la couronne est relativement large. Un léger renflement est présent sur la face linguale, la partie distale est arrondie et la face vestibulaire comporte une légère échancrure. Le morphotype B1 (F813) est une variante issue du morphotype B et décrit une dent d’aspect fin et allongé. Le renflement sur la face linguale est plus étroit, l’échancrure en partie mésio-vestibulaire est marquée et la partie distale de la dent est arrondie (Fig. 6).</p><p>Le morphotype C (F905, F904) correspond à une forme dont la couronne est relativement fine en partie mésiale et plus épaisse en partie distale. La face linguale est quasiment droite; et la partie distale est déviée en direction de la face vestibulaire qui comporte une légère échancrure (Fig. 6).</p><p>Le rapport DMD/DVL des p4 intègre le champ de variation des belettes (Fig. 4; Tableau 3). Cette projection permet d’aborder et de comparer la variabilité intraspécifique à l’échelle de populations inféodées à des zones géographiques différentes ainsi que différentes chrono-populations. Le premier échantillon de comparaison est le site de Deutsch-Altenburg 2 (Rabeder 1976) daté aux environs d’un million d’années et qui est proche chronologiquement de Montoussé 5. Il est situé à la limite de la zone d’influence du climat océanique et continental, soit la même zone que notre site d’étude. La longueur moyenne des p4 de Montoussé 5 est légèrement inférieure à celle des M. praenivalis de Deutsch-Altenburg 2, avec une variabilité plus importante (Tableau 3). Le deuxième échantillon de comparaison provient de Kudaro 1 et 3 (Baryshnikov 2009) au sud du Caucase, daté entre 350 et 250 ka. Les individus de Kudaro 1 et 3 appartiennent à une sous-espèce fossile de belette, M. nivalis kudarensis, ayant une taille plus importante (Tableau 3). Enfin, le dernier échantillon de comparaison provient du site du Coulet-des-Roches (Crégut-Bonnoure et al. 2018) dans le Sud-Est de la France. Le site date de la fin du Pléistocène supérieur, regroupant des individus du dernier maximum glaciaire (50- 10 ka) et du Tardiglaciaire (10-8 ka). La moyenne non sexée des individus est inférieure à celle de Montoussé 5. Lorsque nous comparons les moyennes sexées, les mâles ont une longueur moyenne proche de Montoussé 5 (DMD Moy. = 2,21 mm, n = 14) tandis que les femelles ont une longueur moyenne plus petite (DMD Moy. = 2 mm, n = 6). En partant du principe que l’échantillon de Montoussé 5 contient des mâles et des femelles, ce qui est fortement probable compte tenu de l’importante variabilité de l’échantillon, les individus sont en moyenne plus grands que ceux de l’échantillon du Coulet-des-Roches.</p><p>Premières molaires inférieures</p><p>Matériel. Deux m1 droites isolées (F911, F912) et sept m1 droites incluses sur mandibule (F173, F903, F805 + F655, F822, F638, F104, F404); une m1 gauche isolée (F910) et quatre m1 droites incluses sur mandibule (F907, F138, F815, F283).</p><p>La collection de Montoussé 5 comprend 14 m 1. La carnassière inférieure est composée d’un talonide en partie distale, suivi du trigonide. Ce dernier comporte deux cuspides: le paraconide, déjeté vers la partie mésiale de la dent, et le protoconide, déjeté vers la partie distale. Le protoconide est plus haut que le paraconide.La jonction des deux cuspides forme une gouttière sur la face linguale tandis que la face vestibulaire est relativement plane (Figs 7 H-J; 8). Aucune des dents de Montoussé 5 ne comporte un renflement marqué comme celui retrouvé chez l’hermine au niveau du protoconide en face vestibulaire (Marciszak 2016; Baryshnikov &amp; Alekseeva 2017; Marciszak et al. 2017a, b; Crégut-Bonnoure et al. 2018). De plus, les trois dents isolées attestent de la présence de deux racines (Fig. 7 H-J), sans les racines additionnelles que l’on retrouve chez M. erminea (Hugueney 1975; Marciszak 2016).</p><p>Des variations observées au sein de la collection ont amené à l’identification de cinq morphotypes sur la base des variations morphologiques imputées au dimorphisme sexuel par Rabeder (1976) pour les types A et B. Les morphotypes A correspondent aux femelles et les B, aux mâles. Le morphotype AB est commun aux deux sexes (Fig. 6).</p><p>Le morphotype A0 (F815, F104) comprend deux dents aux caractères plésiomorphes. De forme générale allongée, la face vestibulaire en arc de cercle est légèrement anguleuse. La face linguale comporte une échancrure à la jonction paraconide/ protoconide, ainsi qu’un léger renflement assez étalé au niveau du protoconide. Le talonide d’aspect anguleux forme une légère pointe déjetée du côté vestibulaire (Fig. 6).</p><p>Le morphotype A (F910, F173, F903, F805 + F655, F911, F912) correspond à une dent fine dont la face vestibulaire est en forme d’arc de cercle sans discontinuité. La face linguale se creuse à la jonction paraconide/protoconide tandis qu’un léger renflement moins marqué que chez les mâles est présent à la base du protoconide, provoquant un léger rétrécissement du talonide en face linguale. Ce dernier est de forme arrondie (Fig. 6). Le morphotype A1 (F822, F638) est une variante du morphotype A et sa face vestibulaire est similaire à ce dernier. La face linguale se creuse aussi à la jonction paraconide/protoconide mais ne comporte pas de renflement. Le talonide est également arrondi (Fig. 6).</p>294,140,34<p>Le morphotype B (F138) désigne une dent d’aspect robuste. La face linguale comporte un renflement allant jusqu’au talonide. La face vestibulaire se creuse à la jonction paraconide/ protoconide et montre un net renflement au niveau de ce dernier. L’élargissement de la couronne à la base du protoconide crée un rétrécissement du talonide (Fig. 6).</p><p>Le morphotype AB (F907, F404, F283) correspond également à une dent d’aspect robuste dont la face linguale est en forme d’arc de cercle (excepté pour le mâle F404). La face vestibulaire forme une légère échancrure à la jonction paraconide/protoconide. Ce dernier comporte un renflement qui part en ligne droite jusqu’au talonide. Le talonide est large, rectangulaire, légèrement plus court sur la face linguale et comporte un creux en partie distale (Fig. 6).</p><p>L’analyse odontométrique confirme les résultats préliminaires de la morphologie puisque l’étude du rapport DMD/ DVL de la m1 replace la collection dans la lignée évolutive des belettes (Fig. 5; Tableau 4).</p><p>L’échantillon des m1 est assez conséquent pour discuter la variabilité intraspécifique entre des populations originaires de zones géographiques différentes. Pour la période du Pléistocène inférieur, la moyenne de la longueur des m1 de Montoussé 5 se rapproche de celle des M. praenivalis du site de Deutsch-Altenburg 2 (Tableau 4). L’échantillon de Montoussé 5 montre une grande variabilité avec une valeur minimale très faible (Min. = 3,31 mm). Sa valeur maximale (Max. = 4,91 mm) est également plus grande que celle de M. praenivalis (Max. = 4,76 mm), sans pour autant atteindre les valeurs hautes des hermines (Max. = 5,27 mm in M. palerminea).</p><p>Pour le Pléistocène moyen, les comparaisons ont été réalisées à partir de différents échantillons. Montoussé 5 a une longueur moyenne inférieure à celle d’Orgnac 3 (Tableau 4), même si sa valeur maximale lui est supérieure (Max. = 4,8 mm). Les belettes de La Fage montrent une moyenne inférieure, tout comme celles de Montoussé 3 (Tableau 4).</p><p>Pour le Pléistocène supérieur, la taille moyenne des m1 des belettes, sans distinction de sexe (Tableau 4), est inférieure à celle de Montoussé 5, excepté pour le site du Coulet-des-Roches. L’échantillon de Bisnik est très inférieur, ce qui peut s’expliquer par sa petite taille (n = 3) et la présence de deux femelles. Enfin, le site de Gerde, dans les Hautes-Pyrénées comporte également des individus ayant une taille moyenne plus faible que Montoussé 5 (Tableau 4).</p><p>Deuxièmes molaires inférieures</p><p>Matériel. Une m2 gauche isolée (F913) et une m2 gauche incluse sur mandibule (F404), une m2 droite incluse sur mandibule (F903).</p><p>La collection de Montoussé 5 compte trois m2. Elles sont de forme arrondie et relativement plate.Celle de l’hermine s’inscrit dans un cercle large qui s’aplatit sur les faces latérales, tandis que la belette a une dent plus étroite (Fig. 7D). L’échantillon de Montoussé 5 se rattache à la description de M. nivalis .</p><p>Deux morphotypes ont été identifiés à partir des schémas de Rabeder (1976). Le morphotype A (F903), correspondant à un mâle, est de taille importante et de forme ronde (Fig. 6). Le morphotype B (F104, F913) correspond aux femelles dont la dent est plus petite et plus anguleuse (Fig. 6).</p><p>Les individus de Montoussé 5 rentrent dans le champ de variation de M. praenivalis et M. nivalis (Tableau 5).</p><p>Canines supérieures</p><p>Matériel. Deux canines supérieures gauches isolées (F929, F931), une canine supérieure droite isolée (F930).</p><p>La collection de Montoussé comporte trois canines supérieures ayant conservé leur racine (Dext: F930 – Sin: F929, F931). Les canines supérieures ont une courbure nettement moins marquée que les canines inférieures, tout comme le renflement en partie occlusale. Suite à l’observation des individus de comparaison nous pouvons constater que la belette a une couronne moins longue. Le renflement en face occlusale est également plus marqué que chez l’hermine (Fig. 7E). Les canines de Montoussé 5 peuvent donc être rattachées à l’espèce M. nivalis sur la base de ces observations.</p><p>La longueur des canines rentre dans le champ de variation des belettes (Tableau 6).</p><p>Troisième prémolaire supérieure</p><p>Matériel. Une P3 gauche isolée (F916).</p>––41,880,4582,190,73112,780,22134,980,6361,290,3<p>La P3 est fine et composée d’une unique cuspide haute et tranchante appelée protocone (Fig. 7F). La dent étant de petite taille avec sa partie antérieure peu développée (Rabeder 1976), elle a pu être rattachée à l’espèce M. nivalis .</p><p>D’un point de vue métrique les individus de Montoussé 5 s’intègrent au champ de variation de la lignée des belettes (Tableau 6).</p><p>Quatrième prémolaire supérieure</p><p>Matériel. Cinq P4 droites isolées (F918, F917, F920, F921, F919), trois P4 gauches isolées (F924, F923, F922).</p><p>La collection de Montoussé 5 ne comporte que deux P4 complètes (Dext: F918 – Sin: F924), le reste du matériel est sub-complet. La P4 est composée pour la partie mésiale du parastyle en face vestibulaire et du protocone en face linguale. La partie sécante correspond au trigone, constitué du paracone qui est haut, allongé, et dont la pointe est complètement déjetée vers la face linguale. La partie distale de la dent est composée du métacone, en forme de pointe et qui est plus bas que le paracone (Fig. 7G). Toute la collection de Montoussé 5 appartient à l’espèce M. nivalis car le parastyle n’est pas aussi développé que chez les hermines (Delpech 1973). De plus, pour les deux dents entièrement conservées (F918 et F924) l’angle formé par le parastyle et le protocone est plus largement ouvert que chez M. erminea (Guérin &amp; Patou-Mathis 1996) . Trois morphotypes ont été identifiés. Le morphotype A (F917, F918) correspond aux dents dont la face linguale est droite (Fig. 6). Le morphotype B (F923, F924) correspond aux dents dont la face linguale est droite avec le parastyle formant un petit renflement (Fig. 6). Enfin, le morphotype C (F920, F922, F921) correspond aux dents dont la face linguale forme une échancrure au niveau du paracone et dont le parastyle forme un renflement plus marqué (Fig. 6).</p><p>Les P4 de Montoussé 5 s’intègrent dans le champ de variation des belettes (Tableau 6).</p><p>Mandibules</p><p>Matériel. Quatre portions de branche horizontale de mandibules gauches portant p4 (F813, F904, F908, F905), trois portions de branche horizontale de mandibules droites portant m1 (F173, F638, F822), deux portions de branche horizontale de mandibules gauches portant m1 (F815, F907), une portion de branche horizontale de mandibule gauche portant p3, p4 (F906), une portion de branche horizontale de mandibule droite portant p4, m1 (F805 + F655), une portion de branche horizontale de mandibule gauche portant p4, m1 (F283), une portion de branche horizontale de mandibule droite portant m1, m2 (F903), une portion de branche horizontale de mandibule gauche portant p3, p4, m1 (F138), une portion de branche horizontale de mandibule droite portant p3, p4, m1 (F104), une portion de branche horizontale de mandibule droite portant p4, m1, m2 (F404).</p><p>La collection de Montoussé 5 compte 16 mandibules, dont aucune n’est conservée entièrement (Fig. 8 A-P). La mandibule F638 est la seule qui conserve sa branche montante intacte (Fig. 8P). Cette dernière est haute et l’apophyse coronoïde est étroite et pointue. En face vestibulaire, la fosse massétérique se prolonge jusqu’à la limite de la m2/m1 et se termine en angle aigu. Sur la face linguale se trouve la fosse ptérygoïdienne. En vue dorsale, à l’arrière de la branche mandibulaire se trouve le processus condylaire qui est suivi du processus angulaire. En face vestibulaire ces deux processus forment une échancrure. La branche montante se courbe au niveau de la troisième prémolaire. Le corps de la mandibule comporte trois foramens mentonniers sous les prémolaires en face vestibulaire et sa face linguale est lisse (Fig. 8B, C, F, H, M). Les mandibules de la collection ne sont représentées que par l’espèce M. nivalis en raison de l’angle aigu formé par la partie antérieure de la fosse massétérique (Kormos 1934; Guérin &amp; Patou-Mathis 1996). Le reste des mandibules ne conservant pas de critères distinctifs ont été rattachées à M. nivalis grâce à la diagnose des dents. Deux morphotypes ont été identifiés. Le morphotype A (F805 + F655, F404, F903; F822, F283) correspond aux mandibules dont la fosse massétérique est fortement marquée et dont la partie antérieure se termine sous la m1 par un angle aigu et arrondi à sa pointe (Fig. 6).</p><p>Le morphotype B (F683, F173) correspond aux mandibules dont la fosse massétérique est moins profondément marquée et dont la partie antérieure se termine sous la m2 par un angle moins arrondi (Fig. 6).</p><p>Concernant le rapport entre la hauteur mandibulaire derrière la m1 et la longueur des molaires, Montoussé 5 s’intègre autant au champ de variation des belettes que celui des hermines qui sont très similaires (Tableau 7). Néanmoins, la distribution de l’échantillon compte beaucoup plus de valeurs basses que les hermines. Quant au rapport entre la hauteur mandibulaire derrière m1 et la longueur des dents jugales, Montoussé 5 semble s’intégrer aux valeurs des belettes (Tableau 7). Enfin, le rapport entre le diamètre transverse derrière la m1 et la hauteur mandibulaire derrière m1 indique que Montoussé 5 s’intègre autant au champ de variation des belettes que des hermines (Tableau 7).</p><p>Humérus</p><p>Matériel. Deux fragments proximaux d’humérus droits (F901, F412).</p><p>La collection de Montoussé 5 compte deux fragments proximaux droits d’humérus: F412 qui est conservé intégralement (Fig. 9C), et F901 qui ne comporte plus que sa partie postérieure. L’extrémité proximale de l’humérus est composée du tubercule majeur déjeté sur le côté, formant une excroissance sur la face latérale. Le tubercule mineur est très réduit et ne se distingue pas en vue antérieure. En vue postérieure, il forme une petite tubérosité qui est presque fusionnée au tubercule majeur. En vue latérale, la tête de l’humérus est dégagée de la diaphyse et forme un crochet prononcé sur la face postérieure. Toujours en vue latérale, la diaphyse se courbe à la base de la tête articulaire sur sa face antérieure (Fig. 9C). La diaphyse est fine.</p><p>L’individu F412 s’intègre au champ de variation des belettes. La partie proximale de l’humérus est celle qui montre le moins de recouvrements entre les belettes et les hermines (Tableau 8).</p><p>Fémurs</p><p>Matériel. Un fémur gauche complet (F59), un fragment proximal de fémur gauche (F405), un fragment distal de fémur gauche (F406).</p><p>La collection de Montoussé 5 compte un fémur gauche parfaitement conservé (F59) aux côtés de deux épiphyses gauches partiellement conservées.Le fémur a un aspect gracile. L’extrémité proximale comporte une tête fémorale bien dégagée et ronde. Le grand trochanter est peu développé et le col du fémur forme un angle ouvert (Fig. 9A). Deux morphotypes sont isolés à partir de la face antérieure des extrémités proximales. L’extrémité distale comporte une gouttière peu marquée sur sa face antérieure. En face postérieure, la gorge de la trochlée est large et peu profonde. La diaphyse est relativement droite.</p><p>Le morphotype A correspond au fémur F59, dont la tête fémorale, de forme arrondie, est dirigée vers le haut formant un angle ouvert avec la diaphyse, et dont le grand trochanter est très peu développé (Fig. 6). Le morphotype B correspond au fémur F405, dont la tête fémorale est moins ronde et dirigée à la verticale, formant un angle fermé avec la diaphyse (Fig. 6).</p><p>Pour toutes les parties du fémur, les valeurs de Montoussé 5 sont inférieures à celles des hermines, bien que le champ de recouvrement entre les belettes et M. erminea soit important (Tableau 9). Le fémur complet mesure 25,3 mm et se trouve dans les valeurs hautes de la variation des belettes.</p><p>Tibias</p><p>Matériel. Un fragment distal de tibia droit (F286), un fragment proximal de tibia droit (F410), un fragment distal de tibia gauche (F409).</p><p>La collection de Montoussé 5 compte trois tibias. L’individu F286 correspond à une extrémité distale droite complète avec une partie de la diaphyse conservée. Le tibia F409 comprend une extrémité proximale gauche complète avec une partie de la diaphyse également conservée. Enfin, le tibia droit F410 est représenté par une extrémité proximale complète. La partie proximale du tibia a une section générale triangulaire. Le condyle médial et le condyle latéral sont au même niveau. L’aire intercondylienne centrale est très peu développée alors que la tubérosité tibiale est marquée (Fig. 9B). La diaphyse est légère-ment arquée en partie proximale puis droite en partie centrale et distale. La crête tibiale est peu prononcée. L’extrémité distale comporte une malléole médiale étroite et longue, formant un angle droit avec la malléole latérale.</p>63,11,5365,963,0662,51,1542,360,9165,582,664,711,7956,12,8255,222,352,140,9452,51,24<p>La collection de Montoussé s’insère dans le champ de variation des belettes (Tableau 10).</p><p>Les résultats de l’étude ostéométrique replacent l’échantillon de Montoussé 5 dans les ordres de grandeur de la lignée M. nivalis – M. praenivalis, bien que sa dispersion, et donc son champ de recouvrement avec les valeurs basses des hermines, ne permette pas une diagnose catégorique. L’étude morphologique confirme son rattachement à M. nivalis en raison de la présence de caractères modernes. La collection de Montoussé 5 présente un ensemble relativement homogène résultant d’une seule population, bien qu’une importante variabilité soit constatée tant au niveau de la métrique que de la morphologie avec l’identification des morphotypes.</p></div>	https://treatment.plazi.org/id/4E123B4C7B2DFFA23860FD69F997CE4A	Public Domain	No known copyright restrictions apply. See Agosti, D., Egloff, W., 2009. Taxonomic information exchange and copyright: the Plazi approach. BMC Research Notes 2009, 2:53 for further explanation.		Plazi	Thabard, Camille;Fourvel, Jean-Baptiste	Thabard, Camille, Fourvel, Jean-Baptiste (2022): Les restes de Mustela nivalis Linnaeus, 1766 (Carnivora, Mustelidae) du gisement Pléistocène inférieur de Montoussé 5 (Hautes-Pyrénées, France). Comptes Rendus Palevol 21 (28): 595-618, DOI: 10.5852/cr-palevol2022v21a28
